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AstraZeneca: peut-on changer de vaccin pour la 2e dose?

Alors que certains Québécois redoutent davantage le vaccin d’AstraZeneca à la suite d’un décès lié à une thrombose, nombreuses personnes se demandent s’ils pourront changer de vaccin pour recevoir leur 2e dose.

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À l’heure actuelle, il est toujours recommandé de recevoir le même vaccin lors d’une deuxième injection, explique le Dr Nicholas Brousseau, médecin-conseil à l’Institut national de Santé publique du Québec (INSPQ) et président du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) sur les thromboses.

«Avec les données actuelles, les gens de 45 ans et plus qui ont reçu une première dose vont être invités à recevoir le même vaccin pour la deuxième dose. C’est la meilleure orientation à l’heure actuelle», précise-t-il.

Ces données en question font notamment état du fait que les rares cas de thromboses survenus dans le monde ont «presque exclusivement» eu lieu après l’injection de la première dose.

«Je pense que sur plus de 100 cas au Royaume-Uni, il y en a un seul qui est arrivé après la deuxième dose. Donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter», raconte le Dr Brousseau. 

Une exception pourrait être faite pour les plus jeunes qui ont reçu une dose d’AstraZeneca et dont l’utilisation a été suspendue par la suite. 

«On a quelques centaines ou quelques milliers de personnes plus jeunes qui ont reçu le vaccin d’AstraZeneca. On verra au moment de la deuxième quelle est la meilleure option pour ces gens-là», dit-il.

Johnson & Johnson  

Alors que le vaccin Janssen produit par Johnson & Johnson commence à arriver au Canada, les inquiétudes persistent quant à son utilisation en raison de cas de caillots survenus aux États-Unis dans les dernières semaines.

Le Dr Nicholas Brousseau se veut rassurant, le CIQ étudie actuellement la situation.

«Ce qui est spécifique par contre, c’est que ça l’air d’être davantage des femmes qui sont affectées. (...) Mais je pense qu’une limite d’âge va devoir être considérée, parce que cet effet secondaire là semble arrivé plus fréquemment chez les jeunes», note le Dr Brousseau.

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