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Qualité de l’air dans les écoles: Arruda mal à l'aise avec des déclarations de Roberge

Le Dr Horacio Arruda n’a pas apprécié que le ministre de l’Éducation affirme que le protocole pour tester la qualité de l’air dans les écoles avait été validé par la Santé publique. 

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«Il y a un certain inconfort, on peut se le dire», a lâché le directeur national de santé publique, en commission parlementaire, à Québec, mercredi.  

Le Dr Horacio Arruda venait d’être cuisiné pendant plusieurs minutes par le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois sur les déclarations du ministre Jean-François Roberge. 

Ce dernier a déclaré publiquement, à plusieurs reprises, que les protocoles pour tester la qualité de l’air dans les écoles avaient été «validés» par la Santé publique. Radio-Canada a depuis révélé que ce n’était pas le cas. Des experts de la Santé publique ont été consultés, mais seulement une partie de leurs recommandations ont été intégrées.  

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Le Dr Arruda souligne toutefois que la question de la ventilation n’est pas un domaine d’expertise de la Santé publique. «Je ne sais pas jusqu’à quel point – et je n’ai pas fait cette analyse-là – le ministre était conscient... a peut-être entendu dire que la Santé publique l’avait vu et a peut-être interprété qu’il l’avait approuvé», a-t-il ajouté.  

Chose certaine, le Dr Richard Massé, bras droit du Dr Arruda depuis le début de la pandémie, a contacté le sous-ministre à l’Éducation pour lui faire part de ses réserves sur les déclarations publiques du ministre Roberge.  

«Je pense qu’après que le Dr Massé a parlé avec le sous-ministre, le message a été ajusté, c’est ma compréhension», a dit le Dr Arruda, sans pouvoir préciser le moment où cette conversation avait eu lieu.  

Talonné par le député solidaire, le Dr Arruda a dit souhaiter que cet incident n’entache pas la réputation de son organisme.  

«J’espère que ça ne nuira pas à la crédibilité de la Santé publique et que les gens vont avoir confiance», a-t-il déclaré.   

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