/news/coronavirus

Vaccination des autochtones itinérants à Montréal

On a procédé à l'injection de la deuxième dose du vaccin contre la COVID-19 pour les sans-abri autochtones mercredi. Une opération difficile parce que ces gens ne sont pas faciles à rejoindre. La clinique a installé ses pénates dans l'église pentecôtiste voisine du Square Cabot. Des chaises ont même été posées à l’extérieur sur le trottoir pour que les gens puissent s’asseoir en attendant leur tour.

«Je suis diabétique. J'ai eu deux crises de coeur. Puis je suis malade», mentionne Raymond Blacksmith en attente de sa deuxième dose.

«Je suis ici parce que j'ai peur de la COVID», dit Joann, une Innuk de Kangirsuk.

Cette clinique privilégie les itinérants et des personnes autochtones qui représentent une clientèle à risque.

En janvier, l'opération a permis de rejoindre 62 personnes. Aujourd'hui, on va donner les 72 doses disponibles, et on va manquer de vaccins, selon l'organisateur de l'événement David Chapman.

Il croit que si on ne vient pas à eux, beaucoup d'autochtones n'iront pas aux autres cliniques de vaccination.

Par contre, plusieurs autochtones craignent les effets secondaires du vaccin et préfèrent attendre encore un peu avant de se faire vacciner. La vaccination représente un défi de taille pour la Santé publique, mais quand il s'agit de population vulnérable, comme les itinérants autochtones, à la peur du vaccin s'ajoute la méfiance face aux institutions, ce qui rend l'opération encore plus difficile.

Voyez le reportage de Michel Jean ci-dessus.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.