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15 ans de détention pour avoir poignardé à mort sa victime

Près de trois ans après la mort brutale du Sherbrookois Félix Bergeron, l'auteur de l'attaque a reçu sa peine vendredi. Robert Sargeant écope de 15 ans pénitencier. 

Les parents de la jeune victime de 21 ans estiment que le processus judiciaire a été beaucoup trop long et pénible. Ils déplorent aussi que l'assassin était en liberté au moment du crime.

Après trois longues années de procédures judiciaires, les parents de Félix Bergeron poussent enfin un soupir de soulagement. 

«On tourne la page et il était temps parce que trois ans c’est beaucoup trop long», commente le père de la victime, Éloik Bergeron. 

«On va enfin pouvoir faire notre deuil, penser aux bons moments qu’on a passés avec Félix et non aux circonstances de sa mort», ajoute sa mère Stéphanie Laperle.

Le 18 juillet 2018, Robert Sargent et deux complices sont entrés par effraction chez Félix Bergeron pour y récupérer un cellulaire. 

L’opération a mal tourné, Sargent a frappé violemment sa victime au visage avant de la poignarder à sept reprises, l’atteignant fatalement au cœur. 

L’homme de 52 ans écope de 15 ans de détention, auxquels est déduit une fois et demi le temps qu'il a passé en détention préventive. 

«Alors il lui reste 10 ans à purger, pour nous ça ne fonctionne pas. Quand il sortira à 62 ans, pour moi ce n’est pas impossible qu’il fasse d’autres victimes», craint Mme. Laperle.

Les premiers antécédents judiciaires de Robert Sargeant remontent à 1986. Il a passé la majeure partie de sa vie adulte en prison pour des crimes tels qu’agression sexuelle, séquestration, voies de fait, vols et fraude. 

«C’est inconcevable que cet homme-là était en liberté. Il aurait dû être emprisonné à long terme depuis longtemps», croit M. Bergeron.

Robert Sargeant a été déclaré délinquant dangereux. Trop peu trop tard déplorent les parents de Félix Bergeron, qui font preuve d’une grande résilience.

«Somme toute, nous sommes soulagés. On veut juste se remettre de cette épreuve-là parce que ça laisse des traces», termine Stéphanie Laperle.