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Crise du logement: QS propose une taxe pour freiner la spéculation immobilière

Québec solidaire propose de taxer la revente d’immeubles achetés depuis moins de cinq ans dans l’espoir de freiner la spéculation immobilière et la crise du logement qui sévit au Québec.

Cette mesure ne s’appliquerait pas aux propriétaires occupants afin d’épargner «les familles» et serait plutôt destinée «aux spéculateurs qui font des flips immobiliers», a expliqué le porte-parole du parti en matière de logement, Andrés Fontecilla, vendredi.

Selon la proposition du parti, la vente d’un immeuble serait donc taxée à 60 % dans le mois suivant son acquisition par un acheteur, puis cette taxe diminuerait de 1 % chaque mois jusqu’à être annulée après cinq ans.

Les revenus de cette taxe seraient ensuite retournés aux municipalités où ils sont perçus et versés dans un fonds dédié à la construction de logements sociaux.

«J’entends déjà le premier ministre, François Legault, dire que Québec solidaire arrive encore avec une autre taxe. Mais c’est déjà proposé par la Banque de Montréal (BMO)», a affirmé M. Fontecilla.

«Nous croyons que les décideurs politiques doivent agir immédiatement, d’une quelconque façon, afin de régler l’enjeu du prix des maisons avant que le marché soit exposé à des conséquences plus sévères éventuellement», font effectivement valoir deux analyses de la BMO dans un rapport publié à la fin mars et où l’option d’une «taxe sur la spéculation» est suggérée.

Selon Andrés Fontecilla, une telle mesure pourrait donner des résultats «très très rapidement» sur la question de la surchauffe immobilière.

L’enjeu de la crise du logement est revenu à l’avant de l’actualité cette semaine après que le premier ministre, François Legault, ait suggéré que le prix d’un logement à Montréal pouvait «commencer peut-être à 500-600 $, puis rapidement monter à 1000$».

Accusé de «nier» la crise du logement par les partis d’oppositions, il s’est défendu d’être «déconnecté» en affirmant qu’il avait été mal interprété.