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La réalité virtuelle au secours d'étudiants en médecine britanniques

Photo : Maxime Johnson

Dans le rural Somerset, comté du sud-ouest de l'Angleterre plus connu pour son cidre que pour la haute technologie, des étudiants en médecine surmontent les difficultés de l'enseignement à distance en période de pandémie grâce à la réalité virtuelle.

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Manettes en mains, casque sur la tête, les étudiants de l'hôpital Musgrove Park, dans la ville de Taunton, se plongent dans une salle de soins intensifs virtuelle.

La technologie leur permet d'apprendre à poser un diagnostic, prévoir un traitement, se confronter à des situations difficiles et échanger avec patients et familles, le tout lors de sessions à distance.

Derrière cette initiative se trouve la start-up britannique Virti, dont la technologie de réalité virtuelle a servi au service public de santé, le NHS, au plus haut de la pandémie.

«Normalement c'est très difficile pour les gens de voir ça en pratique parce qu'il y a seulement trois ou quatre personnes sur le théâtre des opérations», explique le directeur général de l'entreprise, Alex Young, à l'AFP.

«Mais avec ce genre de technologie, on peut mettre 15 à 20 personnes en immersion dans ces environnements», souligne-t-il.

Cette solution est saluée à la fois par les étudiants et des médecins expérimentés.

«C'est reproductible, c'est fiable, et c'est basé sur une configuration en conditions réelles. C'est aussi réaliste que possible», souligne Richard Bamford, chirurgien chargé des cours à l'hôpital.

Cette solution donne aux étudiants «une bonne occasion de s'entraîner, particulièrement dans cette période où les cours ont été affectés pour différentes raisons, notamment le Covid», ajoute-t-il.

L'un des étudiants, Chiranth Badrinath, salue une solution qui lui a permis de plonger dans un environnement qui lui aurait été autrement inaccessible.

«Je me suis déjà retrouvé en situation avec l'impression que je ne pouvais pas vraiment poser de questions, mais que tout soit expliqué, c'est comme un commentaire en continu, c'est vraiment utile», explique-t-il.

Le Dr Usama Khan apprécie quant à lui la possibilité de faire des vues de près, ce qui serait possible en réalité. «C'est un peu effrayant, mais c'est bien», relève-t-il.

L'entreprise compte développer ses procédés dans le monde et travaille déjà avec des hôpitaux en Afrique.