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À VOIR | Manifestation anticapitaliste à Montréal déclarée illégale

La manifestation anticapitaliste qui a été organisée samedi après-midi à Montréal a été déclarée illégale en cours de route par les policiers.

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Organisé par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), le rassemblement s’est déroulé dans le secteur du parc Jarry, au coin Gary-Carter et Saint-Laurent.

Un attroupement moins large que celui des autres événements de la journée a défilé dans les rues vers 17h.

La manifestation a toutefois été déclarée illégale une vingtaine de minutes plus tard par les policiers, alors que plusieurs petits méfaits auraient été commis tout au long du parcours.

«Il y avait des signes précurseurs comme des refus de communiquer quand les journalistes posent des questions, [quand] les policiers essaient de parler aux manifestants», a mentionné à LCN l’ex-capitaine de la Sûreté du Québec (SQ) maintenant à la retraite, Mario Berniqué.

Une altercation avec une automobiliste a même été captée par l'hélicoptère de TVA.

Les policiers ont donc lancé des gaz irritants sur le rassemblement et ont forcé les manifestants à se disperser, en utilisant une stratégie nommée le pont et qui consiste à diriger les manifestants vers des endroits qui sont plus sécuritaires comme des parcs et non près de commerces ou des dommages pourraient être causés.

«Une fois que les gens sont dispersés, le but c’est de défaire le noyau pour qu’ils quittent et prennent leur voiture. Tu dois travailler en groupe pour ne pas te faire cerner non plus. Le but c’est de mettre fin à la manifestation qui a été annoncée verbalement à la foule», a rappelé Mario Berniqué.

«Les gens sont tous habillés en noir, c’est des gens qui s’habillent en conséquence, ils sont plus difficiles à identifier et il se prépare à faire des coups. Dès que le groupe est dissipé, ils s’en vont à gauche et à droite, c’est évident qu’ils s’en vont faire des activités criminelles», a également souligné l’ex-capitaine de la SQ.

 

Une relance économique plus inclusive était réclamée par la CLAC, qui a avancé dans son communiqué que «le projet de reconstruction économique mise sur un univers technologique taché d’inégalités et basé sur une exploitation capitaliste sale».

«Elle [la relance] ne s’adresse pas aux artistes et autres personnes qui ne génèrent pas assez de profit pour mériter d’exister », est-il indiqué sur leur site.

Deux autres manifestations avaient aussi lieu samedi à Montréal, la première contre les mesures sanitaires, se tenait au stade olympique, tandis que la deuxième se déroulait en raison de la journée internationale des travailleuses et des travailleurs.