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Un rapport dévastateur sur les maisons soins de longue durée en Ontario

Photo d'archives

L’Ontario n’avait aucun plan pour protéger de la pandémie de COVID-19 ses ainés en maison de soins de longue durée, qui elles ont été négligées depuis de nombreuses années. 

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C’est ce que révèle le rapport accablant de 322 pages de Commission d’enquête sur la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée, déposé vendredi soir.

«Les décisions critiques sont arrivées trop tard et le système d'intervention d'urgence du gouvernement s'est avéré inadéquat pour protéger le personnel et les résidents du COVID-19», peut-on lire.

Le plan de pandémie n’aurait pas été mis à jour depuis 2014.

Le rapport est divisé en trois parties : l'état des soins de longue durée avant le COVID-19, les lacunes de la réponse à la pandémie de l'Ontario et les conséquences reliées, et les pratiques et les idées prometteuses qui peuvent être adoptées et développées dans la pratiques et les idées prometteuses qui peuvent être adoptées et développées dans la province.

La mauvaise conception des installations et la surpopulation des résidants ont accru la maladie et la mort, a constaté la commission

Près de 4000 résidants de soins de longue durée et 11 membres du personnel sont morts de la COVID-19 depuis que la pandémie a frappé dans la province.

85 recommandations ont été émises dans le rapport pour améliorer la situation. On suggère entre autres un meilleur plan de prévention des infections, un inventaire d’équipement de protection par maison de soins de longue durée, de l’aide psychologique aux résidents touchés par la COVID-19, une meilleure qualité de vie pour les employés et une meilleure protection des lanceurs d’alertes.

Un gouvernement ouvert aux suggestions

Dans un communiqué publié vendredi, la ministre des Soins de longue durée de l’Ontario, la Dre Merrilee Fullerton prend avec humilité les conclusions du rapport, lancé en juillet 2020.

«Nous reconnaissons également l’importance d’intégrer les soins de longue durée au système de santé, y compris aux soins de courte durée et dans les hôpitaux. De plus, nous établissons des relations plus solides avec nos partenaires de la santé publique dans le cadre de notre modernisation», a-t-elle expliqué.

Au total, la commission a entendu plus de 700 personnes.