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Des essais routiers illégaux

Plusieurs concessionnaires en zone rouge foncé continuent d’offrir des essais routiers et de rencontrer des clients en personne, même si cela est interdit.

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Dans la zone spéciale d’urgence, la vente de véhicules doit se dérouler entièrement en ligne.

«Cela ne génère aucun contact social, donc pas de risque de transmission de la maladie», a expliqué Marie-Hélène Émond, porte-parole du Ministère de la Santé, dans un courriel envoyé à TVA Nouvelles, lundi. Les essais routiers ne sont pas permis actuellement, sauf s’ils visent la vente d’un véhicule pour des raisons essentielles».

Or, cinq des six concessionnaires de la grande région de Québec contactés par TVA Nouvelles la semaine dernière nous ont offert de faire un test routier, et ce, sans vérifier si notre achat était «essentiel» ou non.

Deux commerces nous ont même permis de venir essayer un véhicule le jour même et de rencontrer un vendeur en personne.

Un des vendeurs nous a mis en garde de ne pas quitter le stationnement du concessionnaire, de crainte de recevoir une amende.

«Vous allez avoir un ticket, [je vais] avoir un ticket, pis on est pas légal de faire des essais», nous a-t-il dit.

«Si on est sur le point de faire une vente y'a des p’tits «fling flang» qu'on peut faire», a résumé un des vendeurs au téléphone

«On est capable de l’amener chez vous pour que vous puissiez le voir, vous pouvez vous asseoir dedans», a précisé un autre.

Compétition déloyale

Depuis le début de la pandémie, la corporation des concessionnaires automobiles du Québec (CCAQ) dit avoir informé ses quelque 900 membres des changements aux mesures sanitaires.

«Les essais routiers sont actuellement interdits», peut-on lire dans une infolettre envoyée aux membres de la CCAQ datant du 27 janvier 2021.

«Il y a quelques-uns ou unes qui ont dérogé aux normes, évidemment la corporation l’endossera pas», s’est exclamé en entrevue Robert Poëti, président directeur général de la CCAQ.

L’ex-politicien affirme toutefois que la majorité des concessionnaires respectent les règles, selon lui.

«S’il y a un cas d’exception, on en est désolé. On va s’assurer encore une fois de rappeler les règles. On espère aussi que les citoyens ont ce droit-là de se procurer un véhicule car ils en ont besoin».