/news/faitesladifference

Langue française: question de fierté et de sémantique...

Photo courtoisie

Nous attendons depuis presque un an les nouvelles mesures du ministre Jolin-Barette concernant la langue française. Qui sait où en est sa réflexion à propos de la loi 101 ? Avec le temps, il a dû changer d’avis quelques fois... Permettez-moi donc, monsieur le ministre, de vous donner l’avis d’un enseignant qui s’amuse à faire la promotion de notre langue française québécoise. 

Il est essentiel que la notion de fierté soit mise de l’avant. La langue est le fondement de notre identité culturelle, c’est ce qui nous rend distincts en Amérique et ce qui charme les gens qui viennent visiter le Québec.  

L’éducation par le plaisir  

Développons donc une campagne de promotion qui mise sur cette fierté, nos jeunes générations doivent prendre conscience de la chance qu’ils ont de pouvoir jouer avec cette langue. Il ne faut pas jouer les puristes, sinon on risque de diluer le message, de les distancier et de perdre le pouvoir de promotion que ces générations peuvent avoir.

Comprenons qu’on peut être bilingue, parler plusieurs langues et développer un sentiment de fierté à l’égard de notre langue nationale, une culture n’évolue pas en vase clos, elle fleurit au contact des autres.

Optons pour la sensibilisation et l’éducation par le plaisir. Lorsqu’on apprend avec le sourire, on assimile davantage le contenu et on est ainsi plus propice à propager notre savoir, car on veut partager notre plaisir.

Un message positif  

N’hésitons pas à utiliser les médias non traditionnels afin de rejoindre les générations de demain, prenons les moyens nécessaires et faisons-leur confiance.

Et si je peux me permettre, cessons d’utiliser les termes « défense » ou « protection » et privilégions les notions de valorisation et de promotion. Le message doit être positif si on veut qu’il soit perçu positivement.

Bref, il ne faut pas brandir le danger ou la peur, mais plutôt promouvoir la fierté et le plaisir d’être francophile. 

Benoît Dumais
Enseignant en français, langue et littérature au cégep de Rivière-du-Loup @scribecegeprdl

Votre opinion
nous intéresse.

Vous avez une opinion à partager ? Un texte entre 300 et 600 mots que vous aimeriez nous soumettre ?