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Les Québécois replongent dans la folie des piscines

Le président de Piscine Solide, Alex Dubois, a constaté une augmentation de plus de 50 % des achats de piscines en deux ans.

Photo Martin Alarie

Le président de Piscine Solide, Alex Dubois, a constaté une augmentation de plus de 50 % des achats de piscines en deux ans.

L’engouement des Québécois pour les piscines durant la pandémie est toujours aussi grand cette année, alors que les entreprises tentent de répondre à la demande malgré un manque de matériel.

• À lire aussi: Les ventes de piscine ont bondi de plus de 400 % au Québec

« Le plus gros problème, qui est majeur, c’est au niveau du vinyle, indique le président de Piscine Solide, dans Lanaudière, Alex Dubois. Il n’y a plus une toile de piscine hors terre en Amérique du Nord. »

Pour les Québécois qui cherchent à la remplacer, « c’est mission impossible », rapporte M. Dubois, qui a constaté une hausse de plus de 50 % des achats de piscines à son entreprise en deux ans. 

Une tempête hivernale qui a déferlé sur le Texas, aux États-Unis, en février a ralenti des fabricants. 

« Ils ont été arrêtés pendant une semaine, mais ça a créé un retard d’à peu près un mois », souligne le directeur marketing chez Trévi, Alain Gravel. 

Pour le moment, les entreprises ne peuvent toucher qu’une partie des commandes prévues.

Selon des données de la firme Moneris, qui fournit des solutions de paiement par carte de débit et de crédit à travers le pays, l’industrie de la piscine a vu ses ventes exploser de 432 %, de janvier à mars 2021, par rapport à la même période de l’année précédente.

La piqûre

Fabrice Célestin.
Consommateur

Photo courtoisie, FABRICE CÉLESTIN

Fabrice Célestin. Consommateur

Fabrice Célestin est de ceux qui ont profité des économies de la pandémie pour investir environ 30 000 $ pour une piscine creusée, en plus d’améliorer leur cour. 

« C’est la piqûre que tout le monde a eue durant la COVID », blague M. Célestin, qui a refait son gazon et son pavé, notamment.

Il raconte avoir joué de chance après avoir commandé sa piscine en janvier. Il devait pouvoir l’installer vers la fin juillet, mais une annulation a fait en sorte qu’elle arrivera en juin.

« J’appelais [le magasin] quasiment tous les jours », mentionne le Lavallois. 

Certains ont pris d’autres moyens pour éviter un magasinage laborieux. 

Déjà incluse

Patrice Croteau s’est acheté en septembre dernier une maison qui répondait à un critère important : avec piscine. 

En allant dans différentes villes québécoises l’été dernier, l’homme de 52 ans avait cette crainte d’être exposé au virus en profitant des différents points d’eau.

« Ce n’était pas le scénario idéal », dit le résident de Longueuil, en se souvenant des inquiétudes causées par le respect de mesures sanitaires. 

Environ neuf mois plus tard, une période estivale tout aussi imprévisible attend les Québécois. 

« Il fallait s’y prendre de bonne heure avec les délais de livraison, etc. Tout semble compliqué cette année », fait valoir M. Croteau.

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