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Pfizer et Moderna à favoriser pour les femmes enceintes, selon le CCNI

Le Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) recommande aux femmes enceintes de favoriser les vaccins à ARN messager, soit ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna.

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L’administration de ce vaccin aux femmes enceintes devrait avoir lieu uniquement après un «consentement éclairé» qui comprend une discussion concernant les données probantes sur l’utilisation de vaccins contre la COVID-19 jusqu’ici pour cette catégorie de population, a précisé le CCNI lors d'une mise au point sur les vaccins disponibles au Canada lundi.

«Une étude récente aux États-Unis n’a montré aucun signal préoccupant quant à l’innocuité suite à l’administration des vaccins à ARN messager contre la COVID-19 pendant la grossesse», a renchéri la présidente du CCNI, la Dre Caroline Quach.

Deux doses pour les survivants 

La mise à jour du CCNI inclut aussi une précision concernant les personnes ayant déjà été infectées à la COVID-19 : celles-ci devraient recevoir les deux doses du vaccin pour minimiser les risques d’attraper le virus.

Cette dernière recommandation va à l’encontre de la décision prise en ce sens à la fin mars par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, sur recommandation du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) de l’Institut national de santé publique (INSPQ).

J & J pour les 30 ans et plus 

Le CCNI a aussi donné son appui à l’administration des vaccins de Johnson & Johnson pour les personnes âgées de 30 ans et plus sans contre-indications, «si la personne préfère être vaccinée plus rapidement plutôt que d’attendre un vaccin à ARN messager et si les avantages l’emportent sur les risques», a précisé la Dre Quach.

Par ailleurs, comme il est à dose unique et se transporte plus facilement, le vaccin de Johnson & Johnson «pourrait mieux convenir aux populations pour lesquelles il est plus difficile de programmer une seconde dose», estime le CCNI.

Vendredi dernier, Santé Canada a bloqué la distribution des premières 300 000 doses, arrivées au pays deux jours plus tôt, en raison de la présence potentielle d’une «substance médicamenteuse» qui posait problème.

Le sous-administrateur en chef de la santé publique, le Dr Njoo, a confirmé que Santé Canada travaillait avec la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis pour évaluer la sécurité du processus de production à l’installation d’Emergent BioSolutions de Baltimore, au Maryland.

La Dre Quach a dit «espérer» que la distribution des doses de Johnson & Johnson se fera d’ici «une à deux semaines».

Abandonné au Danemark 

De l’autre côté de l’Atlantique, le Danemark est devenu le premier pays à abandonner le vaccin de Johnson & Johnson par crainte de possibles effets secondaires graves.

«L'autorité nationale de santé danoise a conclu que les avantages de l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson ne l'emportent pas sur le risque de provoquer un éventuel effet indésirable, le VITT (un type très rare de thrombose lié à l'injection du sérum), chez les personnes qui reçoivent le vaccin», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Par conséquent, le Danemark «poursuivra le programme danois de vaccination de masse contre le Covid-19 sans le vaccin de Johnson & Johnson», a-t-on ajouté.

Cette décision va ralentir de quatre semaines la campagne d'immunisation en cours dans le pays nordique, où l'épidémie est considérée comme «sous contrôle» et où la majorité des personnes à risque et du personnel de soin a été vaccinée.

- avec l’AFP

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