/regional/saguenay

Services de garde: un financement insuffisant à court terme

Les 64 millions $ annoncés la semaine dernière par Québec pour attirer la main-d’œuvre dans les services de garde ne permettront pas de régler les problèmes des parents du Saguenay-Lac-Saint-Jean à court terme, ni ceux des gestionnaires des centres de la petite enfance de la région.

• À lire aussi: Des garderies à 10$ à travers le Canada

• À lire aussi: Garderies: Québec investit 64 M$ dans la formation

• À lire aussi: Les masques à fenêtre loin de faire l’unanimité

«Pour nous, c’est une bouffée d’air cette série de mesures, a indiqué la directrice générale du CPE et bureau coordonnateur des Lutins, Sandra Larouche, mais à court terme, le problème demeure. Tous les jours, on a des parents qui nous appellent en détresse.»

L’investissement permettra notamment de former des éducatrices qui œuvrent déjà dans le réseau et d’offrir des bourses d’études aux étudiants en Technique d’éducation à l’enfance.

Et Mme Larouche ne cache pas que le problème de main-d’œuvre est encore plus flagrant à l’approche des vacances estivales.

«On ne sera pas capable d’accorder toutes les vacances qu’on nous a demandées, a-t-elle précisé. On essaie et le personnel s’est parlé pour essayer de donner un peu de répit à chacun, mais c’est très compliqué et ça met beaucoup de pression sur le personnel.»

La directrice de CPE espère aussi que le ministère s’attardera aux milieux familiaux.

Plus d’une centaine de services de garde pourraient ouvrir sur le territoire desservi sur son bureau coordonnateur, a-t-elle estimé. Seulement, il manque des candidats intéressés pour un poste dans ces services.

«Au moins 12 nouveaux milieux, peut-être même une quinzaine, qu’on pourrait ouvrir dans la MRC Maria-Chapdelaine. C’est l’équivalent d’une soixantaine de places subventionnées», a évalué de son côté Serge Boily, directeur adjoint du CPE Croque la vie, situé à Normandin.

Les directions des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean travaillent donc ensemble pour proposer des solutions au gouvernement.

Mais Québec doit faire plus, selon le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui reçoit régulièrement des appels de parents désespérés à son bureau de comté.«64 millions $ pour le personnel des services de garde qui s’occupent de nos tout-petits, alors que dans le domaine de la construction, le gouvernement a injecté 120 millions pour régler les problèmes de main-d’œuvre. C’est deux poids, deux mesures», a-t-il affirmé.

Dans la même catégorie