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Thetford Mines: des «conseils d'affaires» aux attouchements

Statue of justice

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Prétextant vouloir «sentir battre le cœur» de sa présumée victime et lui «transférer de l’énergie», un homme d’affaires de la région de Thetford Mines en aurait profité pour toucher les parties intimes d’une adolescente de 17 ans à une «dizaine de reprises». 

C’est du moins la version qui a été offerte, lundi, par la jeune plaignante – dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication – au procès de Roger Demers, président de Tapis Demers et propriétaire, avec sa famille, d’une collection de plus de 500 véhicules de luxe.  

À l’époque des crimes allégués, la présumée victime aurait été mise en contact avec Demers, 60 ans, afin d’obtenir «des conseils d’affaires» puisqu’elle avait de nombreuses ambitions entrepreneuriales.   

«Je lui ai dit que je voulais lancer une ligne de vêtements et il m’a suggéré de créer une collection de lingerie», a-t-elle raconté au juge Christian Boulet. 

Transferts d’énergie

Lors de cette première rencontre, Demers lui aurait aussi dit qu’il «faisait des transferts d’énergie» et, pour «sentir son cœur», il aurait d’abord mis une main sur puis sous les vêtements de la jeune fille, touchant du même coup son sein. Il aurait également expliqué à l’adolescente qu’il était essentiel de se «sentir femme» pour réussir.  

«Il a demandé la couleur de mes sous-vêtements et, comme je ne le savais pas, j’ai dû lever mon chandail et baisser un peu mon pantalon pour le savoir. Comme c’était dépareillé, il m’a dit que la prochaine fois, il fallait que ça match et m’a demandé de porter une robe à la prochaine rencontre», a-t-elle dit en réponse aux questions de la poursuivante, Me Valérie Lahaie. 

À chacune des fois, la présumée victime dit avoir été «figée», ne sachant pas trop si le comportement de l’homme était «normal».  

Fortes vibrations

Lors de la dernière rencontre, Demers aurait amené la jeune femme au garage qui accueille sa collection de voitures. Alors qu’elle prenait place à bord d’une «Lamborghini ou d’une Ferrari», Demers aurait mis sa main sur l’entrejambe de sa présumée victime.  

«Il m’a dit que les voitures me faisaient vibrer, que ça me faisait même jouir et que mon cœur battait très fort. Que si je travaille fort dans la vie, je pouvais avoir ça puis il m’a demandé ce que j’étais prête à faire dans la vie pour avoir de l’argent», a-t-elle ajouté.  

Le procès doit se poursuivre mardi.