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Une pénurie d’engrais préoccupante

Après la pénurie de main-d'œuvre, les agriculteurs du Québec sont préoccupés par une pénurie de fertilisants et d'engrais qui pourrait avoir des conséquences pour plusieurs. 

Même si leur utilisation est critiquée, si on souhaite faire pousser des patates, récolter des carottes ou des poivrons, un minimum de fertilisants est nécessaire. 

Or, comme le printemps s'est pointé le bout du nez très tôt cette année, les quantités d'engrais disponibles risquent d'être insuffisantes pour la saison.

«On est très surpris de voir que tant le Lac-Saint-Jean que Saint-Hyacinthe, cette année, on commencé à semer à peu près en même temps», indique Stéphane Beaucage, pdg de Agro 100, entreprise qui prépare et fabrique du fertilisant.

Pour Martin Goyet, un des plus grands producteurs de patates au Québec, la situation est inquiétante.

«C’est toujours inquiétant de [se demander si] on va avoir nos ingrédients adéquats pour faire notre recette de production», dit-il.

L’un des responsables de cette éventuelle pénurie c’est le blocage du canal de Suez par où transite le tiers des fertilisants potassiques mondiaux, explique Stéphane Beaucage.

M. Goyet, propriétaire des Fermes MVG, note qu’une pénurie de fertilisant lui causerait une réduction dans sa production.

Ceci s’ajoute aux 25 à 30% de patates qui seront jetées simplement en raison de critères esthétiques.

«Ce 25 à 30% là [de patates jetées], c’est 25 à 30% de pesticides qui ont été appliqués. On pourrait réduire juste en consommant ce qui est produit», mentionne Martin Goyet.