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Décès du Dr Daniel Dufour

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Les Éditions de l’Homme ont annoncé mardi le décès du Dr Daniel Dufour, auteur phare de la maison, survenu le vendredi 30 avril 2021, en Suisse. 

L’œuvre de Daniel Dufour, entièrement publiée aux Éditions de l’Homme, est colossale et témoigne des convictions sans compromis du spécialiste, qui avait comme thèmes de prédilection la blessure d’abandon, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) et l’importance de l’expression des émotions.

Parmi ses ouvrages traduits en six langues, ses titres «Les tremblements intérieurs» (2003), «Les barrages inutiles» (2005), «La blessure d’abandon» (2007) et «J’ai failli y laisser mon âme» (2016), dans lequel il s’ouvrait sur son propre combat contre le TSPT, ont tous été des best-sellers.

«Son franc-parler et sa chaleureuse humanité en faisaient quelqu’un de profondément attachant, a précisé Judith Landry, directrice générale du Groupe Homme, par voie de communiqué. C’est un ami très cher que nous perdons aujourd’hui. Quelques jours avant sa disparition, Daniel a pu terminer son dernier livre, qui lui tenait très à cœur. Cet ouvrage, non pas testament, mais plutôt héritage, est à l’image de son auteur : différent, percutant, mais toujours plein d’amour et de surprises. Il paraîtra à l’automne 2021».

Les Éditions de l’Homme ont, dans la foulée, rendu hommage à «un homme, un médecin, un auteur et un ami exceptionnel pour son importante contribution à la réflexion sur la santé, la médecine et le bien-être».

Diplômé à Genève en 1979, Dr Daniel Dufour choisit rapidement d’exercer à titre de chirurgien de guerre en Zimbabwe-Rhodésie et sur la frontière Cambodge-Thaïlande. Il devient par la suite délégué et coordonnateur médical dans les conflits armés en Asie, au Moyen-Orient et en Europe pour le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et poursuit à Londres des études couronnées par le DTM&H et le MSc Tropical Medicine.

En 1988, il fonde la Clinique Vitamed à Genève, où il pratique une médecine globale dans laquelle le patient est placé au centre du traitement et où les causes de la maladie sont traitées plutôt que les symptômes. En 1997, il met sur pied la méthode OGE «à l’envers de l’ego», qui permet de traiter notamment le trouble de stress post-traumatique (TSPT).