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Des assouplissements réclamés pour la pêche au capelan

Des citoyens et des élus de la Côte-Nord réclament le droit de pêcher le capelan sans risquer de recevoir une contravention pour la violation du couvre-feu.

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Ce poisson argenté a commencé à «rouler» sur les plages de la Côte-Nord récemment. Ce comportement lié à son cycle de reproduction est observable surtout le soir et la nuit. La tentation est donc très forte pour des citoyens d’aller le pêcher après 21 h 30, ce qui est interdit en vertu du couvre-feu en vigueur dans cette zone orange.

«Il y a une réalité qui est à nous et ce serait bien qu’elle soit reconnue», a affirmé mardi à TVA Nouvelles Sonia Dubé, instigatrice d'une pétition visant à réclamer des assouplissements afin de permettre aux citoyens de pêcher en tout temps le capelan, une ressource maritime gratuite.

Elle estime qu’il s’agit d’une activité qui fait du bien au moral et qui est sans risque si les rassemblements sont évités.

«C'est une activité extérieure. On le fait avec notre bulle familiale. Le danger n'est pas là. Le but n'est pas de faire des rassemblements. Mais si on peut être ensemble, ramasser ça et retourner à la maison et partager notre pêche avec nos proches, je pense que ce serait déjà bien.»

Sonia Dubé a aussi obtenu l’appui des préfets des MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, de Sept-Rivières et de la Minganie qui ont adressé une demande à direction de la santé publique de la Côte-Nord.

«On demande de laisser vivre la population un peu. Je pense qu’ils vont annoncer des mesures pour désenclaver notre confinement. Ça, ce serait une façon de le faire, satisfaire un peu les besoins de la population plutôt que de s’enfermer chez nous à 21 h 30», a mentionné le préfet de Minganie, Luc Noël.

La direction de la santé publique de la Côte-Nord va considérer sérieusement la demande. Les rassemblements qui sont souvent associés à la pêche au capelan sont toutefois une préoccupation selon la médecin-conseil du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Claudette Viens.

«C’est aussi un événement, malheureusement, où c’est pas juste la pêche. Souvent, au niveau du capelan, il y a des rassemblements. Il va y avoir une dure décision à prendre», a-t-elle souligné.

À ce jour, le couvre-feu continue de s’appliquer. La Sûreté du Québec, qui exerce chaque année une surveillance sur les plages pendant la période du capelan, n’a pas souhaité commenter la situation, mais rien ne permet de croire que la présence de pêcheurs sera tolérée après 21 h 30.

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