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Le gouvernement met en œuvre les recommandations de la commission Laurent

Le gouvernement Legault s'est engagé mardi à mettre en œuvre les recommandations énoncées dans le rapport de la Commission Laurent sur la protection des enfants à l'aide d'un comité interministériel.

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«C’est le temps d’agir. Mon choix le plus cher, c’est qu’on n’ait plus jamais besoin de dire “plus jamais”», a assuré le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, en conférence de presse au lendemain du dévoilement du rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants et de la protection de la jeunesse, présidée par Régine Laurent.

«Notre gouvernement voit les choses du même œil que Mme Laurent et son équipe», a ajouté M. Lacombe en évoquant le travail «titanesque» réalisé par la Commission, dans la foulée du décès tragique de la fillette martyre de Granby, en avril 2019.

Son collègue, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant, a notamment indiqué que le gouvernement nommera un commissaire à la protection de la jeunesse, sans toutefois pouvoir mentionner quel délai sera nécessaire pour créer cette nouvelle fonction.«Prévention, prévention et prévention»«On est en train de faire un changement de culture pour amener les services aux gens qui en ont besoin», a souligné le ministre Carmant, en donnant en exemple le fait que les femmes enceintes sont désormais évaluées pour s’assurer qu’elles pourront bien s’occuper de leur enfant.

«On va donner toutes les chances aux familles en intervenant le plus tôt possible. Mais on ne peut plus se permettre, surtout à un très jeune âge, de ballotter les enfants d’une famille à l’autre», a poursuivi le ministre en reprenant l’une des recommandations de la Commission Laurent.

Ce type de mesure s’inscrit dans une philosophie de prévention, sur laquelle mise le gouvernement Legault pour éviter que la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) soit débordée par les demandes.

«La protection de la jeunesse, c’est un peu comme l’urgence. On ne peut pas tous y aller quand on a une problématique», a imagé le ministre Lacombe.

Le ministre Lionel Carmant a cependant indiqué ne pas avoir l’intention d’ouvrir de nouveaux postes à la DPJ pour le moment, puisque de nombreux emplois sont toujours à pourvoir dans le milieu.

«Ce qu’on veut, c’est que le réflexe devienne, quand il y a un problème, qu’on appelle les services de première ligne. [...] La problématique que l’on vit présentement, c’est que ce n’est pas difficile de recruter des intervenantes», a fait valoir M. Carmant en ajoutant que les travailleuses demeurent cependant peu de temps en poste, en raison de la charge de travail trop élevé.

«Je veux que ces postes-là soient comblés. Il faut pourvoir les postes qui sont vacants et valoriser le travail [des intervenantes]. Là, on va voir une différence», a ajouté le ministre Carmant.