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Le personnel de soutien scolaire en grève

Hallway of lockers

Jazmine - stock.adobe.com

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) a mis mardi à exécution sa menace de grève, alors que les 33 000 employés syndiqués ont déserté les établissements scolaires.

«Nous ne souhaitions pas en arriver là, c'est une solution de dernier recours, car ça veut dire que notre patron, le gouvernement, ne nous écoute pas autrement», a indiqué par communiqué Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ.

Le débrayage ne sera pas ponctué d’un piquet de grève comme on a l’habitude de le voir lors des mouvements de grève notamment dans le réseau scolaire.

Le syndicat avertit que ce débrayage n’est qu’un début et que d’autres grèves pourraient avoir lieu si jamais les négociations ne parvenaient pas à une entente «satisfaisante».

Les Centres de services scolaires et Commissions scolaires ont opté pour la fermeture des écoles.

À Montréal, la grève du personnel de soutien scolaire se veut joyeuse, puisqu’un rassemblement festif est organisé en matinée avec une troupe de percussions devant le siège du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île.

La Fédération affiliée à la CSQ avait laissé planer l’éventualité de surseoir au débrayage, en provoquant un blitz de négociations dans l’espoir de parvenir à une entente avec le gouvernement. Or, les négociations ont achoppé sur nombre de questions restées en litige, comme la précarité d’emploi.

Le syndicat se dit échaudé par les négociations antérieures qui, malgré les 48 rencontres en une année et demie, n’ont pas débouché sur des résultats concrets.