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Le PQ accuse François Legault d’avoir fermé les yeux sur des allégations

Le Parti québécois accuse François Legault d’avoir fermé les yeux sur des allégations de harcèlement au sujet de sa ministre, Marie-Ève Proulx. 

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Cette dernière a remis sa démission à titre de ministre mardi matin, selon TVA Nouvelles. Elle conserve tout de même son poste de députée de Côte-du-Sud.

La nouvelle a été confirmée en mi-journée par le bureau du premier ministre, qui a indiqué qu'il redistribuera les fonctions de l'ex-ministre «dans les heures à venir».

«Marie-Eve Proulx a mené plusieurs dossiers chers à notre gouvernement en matière de développement économique régional et d’économie sociale, en plus d’assumer d’importantes responsabilités régionales. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de son mandat», a commenté le premier ministre dans une déclaration écrite.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, demande donc au gouvernement de mettre en place des «mesures d’accompagnement» pour assurer le bien-être des employés toujours sous sa responsabilité.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, estime de son côté que «le silence du premier ministre est un problème dans ce cas-ci».

Elle lui reproche de ne pas avoir agi avec la même «vélocité» dans le dossier de sa ministre que pour dénoncer le harcèlement en ligne, par exemple.

François Legault devra faire la lumière sur l’ensemble des allégations concernant Marie-Ève Proulx, croit la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.

«Le harcèlement, c’est inacceptable, c’est même illégal», a-t-elle martelé.

En février 2020, plusieurs allégations avaient été formulées et faisaient état d’un climat toxique au sein du bureau de la Marie-Ève Proulx, ministre déléguée au Développement régional du gouvernement Legault, avait dévoilé par notre Bureau parlementaire.

Quatorze employés avaient démissionné ou avaient été congédiés en quatorze mois.

Elle s’était alors défendue en disant avoir «besoin d’une équipe compétente».

Une plainte de harcèlement psychologique déposée par l’un de ses anciens employés à son endroit, devant le Tribunal administratif du Travail, s’est conclue par une entente hors cour le mois dernier.