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Les syndicats de la construction tiennent à poursuivre les négociations

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Agence QMI

L'Alliance syndicale de la construction entend rester à la table de négociations afin d'en arriver à un accord pour le renouvèlement des conventions collectives.

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Les ententes précédentes ont expiré vendredi dernier, ce qui ouvre la porte à la grève ou au lock-out sur les chantiers à compter du 21 mai.

«Ce n'est pas souhaité par les travailleurs qu'on en arrive à une grève ou à un lock-out, a plaidé mardi en entrevue avec TVA Nouvelles Éric Boisjoly, porte-parole de l'Alliance. Il n'y a jamais personne de gagnant dans une situation comme celle-là.»

Les conciliateurs au dossier doivent convier les deux parties à une reprise des échanges cette semaine. Les syndicats ont comme priorité l'amélioration des conditions d'emploi de l'industrie afin d'endiguer la fuite des travailleurs.

«On veut une entente négociée. Il y a des enjeux majeurs à régler dans les avantages sociaux pour nos travailleurs, pour les maintenir en emploi», a ajouté le porte-parole.

Celui-ci a déploré la pression que subissent en ce moment les travailleurs.

«Il y a la pression reliée à la rareté de la main-d’œuvre, à la pandémie, aux mesures sanitaires et à la relance économique, a admis M. Boisjoly. Donc on demande de maintenir de bonnes conditions. Le sondage de la CCQ (Commission de la construction du Québec) le démontre. Il y a 35% des gens qui quittent l'industrie.»