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Record du nombre d'affaires de traite de personnes au Canada

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le nombre de dossiers de traite de personnes ouverts par les corps policiers a bondi à une vitesse fulgurante en 2019 au Canada.

Des données dévoilées mardi par Statistique Canada démontrent que ce type de crime a pris une ampleur inégalée au pays avec 511 dossiers traités en 2019, soit 44 % de plus qu'en 2018.

Il s’agit d’un phénomène qui affecte beaucoup plus les femmes que les hommes. On estime que 95 % des victimes étaient des filles et des femmes. Parmi les victimes féminines, une sur cinq (21 %) était âgée de moins de 18 ans.

À l’inverse, huit auteurs présumés de ces actes sur 10 étaient des hommes, la plupart âgés de 18 à 34 ans.

Montréal est l’une des villes canadiennes où le plus de cas de traite de personnes ont été dénombrés, avec 7 % des affaires à travers le Canada. C’est Toronto qui mène ce triste palmarès avec 17 % des cas, suivi par Halifax (9 %).

La plupart des victimes connaissaient l’auteur présumé de l’incident.

«En effet, pour 29 % des victimes, l’auteur présumé était plutôt un ami ou une connaissance et, pour 25 % d’entre elles, il s’agissait d’un petit ami ou d’une petite amie, actuel ou ancien. Environ une victime sur cinq avait une relation criminelle (10 %) ou une relation d’affaires (9 %) avec l’auteur présumé», a-t-on noté dans le rapport de Statistique Canada.

Les affaires de traite de personnes ont aussi un taux de résolution plus faible que la moyenne des autres infractions avec violence signalées à la police en 2019. Ce ne sont que 38 % de ces enquêtes qui ont été classées, alors que la moyenne se situe à 58 %.

Finalement, la plupart des accusations de traite de personnes portées devant les tribunaux se soldent par un arrêt, un retrait, un rejet ou une absolution, indique le rapport. Environ 7 % des accusations de trafic d’humains ont abouti à un verdict de culpabilité en 2019.