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Un centre désintoxication sème la controverse

Le projet de Robert Piché d’ouvrir un centre de traitement des dépendances en Estrie est à peine amorcé, qu’il est déjà grandement contesté.

Dans l'ancien bâtiment des Pères blancs d'Afrique, dans l’arrondissement Lennoxville de Sherbrooke, l’ex-commandant de bord d’Air Transat souhaite ouvrir un centre d'aide pour personnes aux prises avec un problème d'alcool, de drogue ou de jeu pathologique.

Une idée qui ne plait pas nécessairement aux autres centres de traitement des dépendances de la région dont le Domaine Perce-Neige et le Centre Corps Âme et Esprit.

Dans une lettre, les dirigeants de huit des neuf maisons de thérapie de la région expriment leurs inquiétudes.

La région compte déjà 530 lits d'hébergement, leur taux d'occupation est d'environ 65%.

Elle n'a pas besoin d'une ressource supplémentaire alors que le recrutement de personnel qualifié pose déjà problème.

«Les besoins actuels se situent beaucoup plus au niveau de la réhabilitation et réinsertion de leurs usagers», a insisté Marie-Andrée Pelletier, directrice générale du Centre Corps Âme et Esprit.

Le principal intéressé, Robert Piché est surpris par une pareille opposition, mais n'entend pas modifier son projet ou faire marche arrière, s'il obtient les accréditations nécessaires.

Bénéficiant de l'appui financier d'un mécène, il considère son centre comme un complément à ce qui se fait actuellement.

À son centre qu'il espère ouvrir vers la fin de l'été, la Fondation Robert Piché compte y accueillir jusqu'à 45 résidents pour des séjours pouvant varier de six semaines à six mois. À noter que le centre n’a pas encore obtenu les autorisations de la ville et du ministère de la Santé.