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Un comité d’experts pour superviser le REM

Un comité d’experts va s'assurer que le Réseau express métropolitain (REM) de l’Est soit mieux intégré au paysage urbain de Montréal.

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Le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et la filiale spécialisée en infrastructures de la Caisse de dépôt et placement du Québec, CDPQ Infra, en ont fait l’annonce conjointement mardi.

«Je suis tout à fait sensible aux préoccupations et questionnements qui ont été soulevés depuis l’annonce [du REM]. Nous accédons aujourd’hui [mardi] à une demande qui a été répétée par de nombreux représentants du milieu», a précisé Chantal Rouleau, la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la région de Montréal.

Composé de 15 personnes, le comité d’experts sera indépendant et aura pour mandat de se pencher sur l’ensemble du tracé. C’est Maud Cohen, PDG de la Fondation CHU Sainte-Justine, et ancienne présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec qui en sera à la tête. Elle a souligné que ce sera une fierté pour elle de faire partie du comité.

«C’est un défi d’envergure, essentiel pour l’amélioration de la mobilité et la revitalisation de tout un secteur de Montréal qui en a bien besoin», a soutenu Mme Cohen.

Pour la mairesse de Montréal, Valérie Plante, il était essentiel que les réflexions du comité d’experts soient rendues publiques, afin d’alimenter les discussions.

«Réussir l’intégration urbaine et architecturale, ça signifie que le projet doit s’intégrer de façon harmonieuse aux milieux de vie traversés, en respectant le patrimoine bâti ainsi que les résidents de ces quartiers», a-t-elle déclaré.

C’est finalement la firme d’architecture Lemay qui prendra le projet en charge, ont également confirmé les autorités. Pour rappel, l’hiver dernier, les firmes Daoust Lestage et STGM avaient quitté le projet pour éviter que leur nom n’y soit associé, se disant en désaccord avec l’idée d’un REM aérien. Néanmoins, dans la portion du tracé situé à Montréal-Nord, le REM sera souterrain.

Pour Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal, le tracé aérien n’est pas un problème. Il a rappelé que l’est de Montréal attendait un projet de transport structurant depuis longtemps, disant faire confiance au processus et au travail des architectes.

«Si on nous prouve qu’il n’y a pas d’autres alternatives [qu’un REM aérien], il faudra que ce soit beau et qu’il y ait de l’esthétisme. Il ne faut pas que ce soit une cicatrice. Il y a des exemples architecturaux magnifiques ailleurs dans le monde», a-t-il déclaré.

Dans l’ouest de l’île, où un premier REM est déjà en construction, de hautes tours de bétons s’élèvent dans le paysage. Mme Rouleau a néanmoins promis que la situation serait tout autre pour le tracé dans l’est.

«Le premier REM longe une autoroute. L’intégration urbaine n’est pas la même que ce qui est projet pour le REM de l’Est, qui traverse des quartiers et va longer la rue Notre-Dame avec une vue sur le fleuve qui sera incomparable», a-t-elle expliqué, parlant d’un projet «signature».

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