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Ville de Québec: des restaurateurs et des tenanciers de bars veulent leur part du magot

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Des restaurateurs et des tenanciers de bars de Québec, dont les activités tournent au ralenti depuis de longs mois à cause de la pandémie, demandent à obtenir leur part des surplus de 122 millions $ engendrés par la Ville de Québec en 2020. 

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« Nous avons très hâte de voir comment ils vont utiliser ces bénéfices-là pour nous aider. Peu importe ce qu’ils vont décider, on va le prendre. C’est une période très difficile pour nous. On a été l’industrie qui a été frappée le plus fort », a mentionné Émile Lebel, propriétaire de quatre bars à Québec, dont le pub Ozone sur Grande Allée.

Surplus record

D’après lui, l’aide peut prendre différentes formules comme « l’exemption de taxes » ou encore la mise en place d’une campagne publicitaire pour encourager la population à acheter de la nourriture à emporter.

Lundi, la Ville de Québec a annoncé des surplus records de 122 millions $, en 2020, malgré la pandémie. M. Lebel a d’ailleurs tenu à préciser que ces résultats montrent qu’il y a eu « une saine gestion financière » de la municipalité durant la crise sanitaire. 

« Des décisions qui aideraient significativement les commerçants pourraient vraiment l’aider dans ses élections qui s’en viennent », a-t-il ajouté en parlant du maire Labeaume qui n’a toujours pas précisé ses intentions quant à son avenir politique.  

Serveurs et cuisiniers

De son côté, Bertrand de l’Épinay, directeur général de la brasserie italienne Portofino, à Sainte-Foy, a dit qu’il « s’attendait à ce qu’il y ait davantage d’aide annoncée tant pour les restaurants, les bars que les gyms ».

Selon lui, cela « permettrait d’aider non seulement les propriétaires, mais aussi les serveurs et les cuisiniers qui n’ont pas fait d’argent et qui ne se qualifiaient pas nécessairement pour les indemnités gouvernementales. Une campagne publicitaire pour encourager les gens à aller vers le service à emporter serait aussi de bon augure ».  

L’idéal aurait été « un congé de taxes », a-t-il plaidé en admettant que cela a peu de chances de se produire puisque l’administration Labeaume s’y est toujours refusée. 

À la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, François Vincent, vice-président Québec, a déclaré que « le surplus qu’on constate peut permettre à la Ville de Québec de répondre aux besoins des PME. En avril, 76 % des PME de la région ont déclaré que l’aide était nécessaire à leur survie. Donc, une intervention rapide de tous les ordres de gouvernement est de mise ».