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Accueil mitigé pour le passeport vaccinal

Le passeport vaccinal, obligatoire pour apprécier un repas au restaurant, est encore loin de faire l’unanimité chez les restaurateurs de Québec, car la plupart d’entre eux estiment en « avoir déjà assez à gérer » avec les mesures sanitaires en place. 

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« On a déjà à gérer la liste des clients, leur demander leur adresse, faire respecter la distanciation, gérer le personnel, les clients. Tous les clients ont envie de venir manger au restaurant », affirme Mario Bernardo, copropriétaire du restaurant Montego.

« C’est davantage important que tous les restaurateurs respectent les règles sanitaires qu’un passeport vaccinal », affirme pour sa part Ivan Waddell, directeur général associé au Archibald Sainte-Foy.

Le propriétaire des restaurants L’Atelier et Ophélia, Fabio Monti, abonde dans le même sens, en ajoutant qu’une telle mesure ne serait pas « éthique ».

« Bonne idée » 

Par contre, certains restaurateurs la voient d’un bon œil, en affirmant qu’une telle mesure pourrait inciter la population à se faire vacciner.

C’est le cas pour Yanick Parent, propriétaire des restaurants La Bûche, Bello et Don Végane. Selon lui, l’accès aux restaurants pour les personnes vaccinées seulement serait une « bonne idée ». « Les gens qui font leur devoir de citoyen, qui sont vaccinés, peuvent maintenant sortir et recommencer à vivre », dit-il. « Ça pourrait tranquillement donner une lueur d’espoir », poursuit-il.

La propriétaire du Resto Délice de Lévis privilégie aussi un passeport vaccinal pour ses clients, mais à plus « long terme ». « On va en avoir besoin pour le futur, pour voyager par exemple, mais à court terme, ce n’est pas envisageable. Il faut que ça suive son cours, on ne peut pas sauter d’étapes », estime Marie Létourneau.

Code QR 

S’il est mis en place, le passeport devra être « simple et facile » à utiliser, soutiennent d’autres restaurateurs. « Pour le passeport [vaccinal] en soi, je suis un peu mitigée [...] Il ne faut pas que ce soit frustrant pour certains clients qui ne l’auront pas », affirme de son côté Vanessa Roberge, propriétaire du Tapas & Liège.

Mme Roberge est moins chaude à l’idée d’utiliser un code QR, comme évoqué mardi, en conférence de presse, par le ministre Christian Dubé. « Le code QR, c’est vraiment quelque chose qui est lourd pour le client. Ce ne sont pas tous les clients qui sont à l’aise avec leur téléphone », observe-t-elle, ajoutant que cela vaut aussi pour le personnel. 

– Avec Elsa Iskander

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