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Agression sexuelle alléguée: la policière du SPVQ était dans un état d’ébriété avancé

Quebec

Photo Stevens LeBlanc

La policière du SPVQ qui aurait été victime d’une agression sexuelle commise par un collègue de travail lors d’une fête de Noël en décembre 2016 se trouvait dans un état d’ébriété avancé lorsque l’accusé se serait présenté à sa chambre. 

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C’est du moins la conclusion à laquelle en est arrivé l’expert de la poursuite, Jacques Tremblay, toxicologue judiciaire à la retraite du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.  

Selon lui, le taux d’alcoolémie de celle qui dit avoir été agressé sexuellement par Maxime Lehoux pouvait se situer entre «90 et 162mg par 100 ml de sang».  

Un taux qui varie en fonction du moment présumé de l’agression que la jeune femme situe entre «5h et 8h du matin» alors qu’elle se trouvait dans un chalet de Stoneham loué pour les célébrations.  

Test d’alcoolémie

Pour le guider, l’homme a eu accès à un test d’alcoolémie réalisé par la femme lorsqu’elle s’est réveillée au lendemain de la soirée arrosée.   

«Elle présentait un taux de 75 mg par 100 ml de sang. En calculant le taux d’élimination et en faisant une rétrogradation, on obtient ces résultats», a-t-il témoigné en ajoutant que ces taux référaient à un état allant «de l’euphorie à l’ébriété».  

L’ensemble des témoignages entendus jusqu’à présent révèle que la policière a consommé du vin de façon modérée pendant une grande partie de la soirée. Toutefois, à 2h du matin, lorsque les convives ont pris place dans un spa, sa consommation s’est accélérée et elle s’est aussi diversifiée.   

Vodka et shooter

«C’est difficile de savoir exactement ce qui a été bu et en quelle quantité. Certains disent qu’il y avait beaucoup d’alcool dans les verres, d’autres parlent de deux onces et demie par consommation... mais, la constance, c’est que tous s’entendent pour dire qu’en sortant du spa, la jeune femme était fortement intoxiquée», a-t-il ajouté.  

«Selon vous, outres l’alcool, est-ce que d’autres facteurs pourraient expliquer l’état de madame et le fait qu’elle dit s’être endormie après avoir subi l’agression?», a questionné la poursuivante Me Ann Marie Prince. 

«La fatigue puisqu’on est au petit matin, le spa qui a un effet relaxant, la prise rapide de consommation peuvent tous entrer dans les explications de son état»,a conclu l’expert. 

Absence de consentement

Rappelons que lors de son témoignage, la policière a dit être sorti du spa pour aller vomir et ensuite, s’être dirigée à sa chambre où elle a sombré dans le sommeil.  

Elle aurait toutefois été réveillée par l’accusé qui la pénétrait sans son consentement et sans protection. La preuve de la poursuivante étant complétée, la défense doit débuter sa preuve jeudi.  

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