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Après la décision de Facebook, Trump réitère ses accusations de fraudes électorales

Donald Trump a répété mercredi des accusations sans fondement selon lesquelles des fraudes électorales ont entaché la présidentielle américaine, peu après l'annonce que le conseil de surveillance de Facebook maintenait l'interdiction faite à l'ancien président de publier des messages sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.

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Dans un communiqué, Donald Trump a attaqué une parlementaire républicaine, Liz Cheney, parce qu'elle «continue» d'affirmer «bêtement qu'il n'y a pas eu de fraude électorale lors de l'élection présidentielle de 2020 alors qu'en fait, les preuves (...) démontrent le contraire».

Le conseil de surveillance de Facebook, dont les décisions sont contraignantes, a jugé que l'ancien locataire de la Maison-Blanche «avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible» avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'assaut meurtrier du Capitole par des manifestants pro-Trump.

Donald Trump n'a jamais concédé explicitement sa défaite à la présidentielle du 3 novembre 2020 face à Joe Biden.

Pendant des mois après le scrutin, malgré les échecs à répétition de ses recours en justice, il avait entretenu le mythe d'une fraude électorale massive, notamment sur Twitter et Facebook, jusqu'au 6 janvier, lorsque le Congrès devait certifier la victoire de son rival démocrate.

Les réseaux sociaux avaient réagi rapidement après cette attaque, en suspendant ses comptes.

Le conseil de surveillance de Facebook a toutefois jugé mercredi qu'il n'était «pas approprié pour Facebook d'imposer» une sanction d'une durée indéfinie. Il lui demande ainsi de «réexaminer la décision arbitraire imposée le 7 janvier» dans les six prochains mois.

Accusé d'«incitation à l'insurrection» par la Chambre des représentants, Donald Trump avait subi pour la deuxième fois une procédure en destitution au Congrès.

À l'issue d'un procès mené tambour battant en février, il avait été acquitté. Seule une poignée de républicains avaient voté pour sa mise en accusation à la Chambre, puis pour sa condamnation au Sénat.

Parmi eux, Liz Cheney, fille de l'ancien vice-président Dick Cheney, et numéro trois des républicains à la Chambre.

Dans son communiqué, l'ex-président a tonné contre la «va-t-en-guerre Liz Cheney, qui n'a pratiquement plus aucun soutien» dans son État du Wyoming.

Les chefs républicains de la Chambre, Kevin McCarthy, numéro un, et Steve Scalise, numéro deux, ont affirmé cette semaine qu'elle ne disposait plus du soutien du groupe parlementaire. M. Scalise a indiqué mercredi qu'il soutenait une élue pro-Trump, Elise Stefanik, pour la remplacer dans la hiérarchie.