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COVID-19: une amélioration qui fait du bien dans les hôpitaux de Québec

Photo d'archives

L’amélioration constante de la situation dans les hôpitaux de Québec depuis une semaine permet d’envisager une reprise graduelle des activités qui avaient dû être délestées, une nouvelle qui fait du bien au moral des troupes.

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La guerre n’est toujours pas gagnée dans les hôpitaux de Québec, mais l’espoir qui pointe à l’horizon après un mois d’avril difficile est la bienvenue.

«Oui ça diminue, Dieu merci!», lance avec entrain la responsable des communications de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), Valérie Lefrançois. «C’est une belle lueur au bout du tunnel», image-t-elle.

Selon les données de la direction, plus récente que les chiffres publiés par le gouvernement, on compte 12 patients hospitalisés en soins réguliers sur une possibilité de 18. «On a un encore un coussin», confirme Mme Lefrançois. En soins intensifs, 5 lits sont utilisés sur les 6 disponibles.

«On a retiré une unité complète de soins réguliers [...] et on a pu diminuer nos soins intensifs. On était à 14, puis on est redescendu à 6 lits disponibles», précise la porte-parole.

Reprise graduelle

Ces fermetures d’unités permettent maintenant d’envisager une reprise des activités stoppées par le délestage. L’évaluation de la situation est entreprise selon la direction.

«On est en train d’évaluer les spécialités chirurgicales et qu’est-ce qu’on pourra remettre de l’avant à compter de la semaine prochaine. [...] Le but est de reprendre toutes les spécialités cardiaques, bariatriques et thoraciques», explique Valérie Lefrançois, précisant toutefois que la pression demeure importante malgré l’embellie.

«Il y a encore de la pression. On doit discuter du plan de décroissance régionale, tout le monde descend, mais reste sur ses gardes. On doit se rappeler ce qui est arrivé lors des autres vagues», rappelle la porte-parole, citant notamment le passage rapide à la zone orange à la fin de l’hiver. «On a payé pour un petit peu».

Du côté du CHU de Québec, on observe un peu les mêmes principes en fermant graduellement des unités. Celles de Saint-François-d’Assise et de l’Hôtel-Dieu seront les premières, «en tenant compte des besoins régionaux» précise-t-on.

Viendra ensuite la reprise d’activités chirurgicales. «On vise la réouverture de 6 à 8 salles d’ici trois semaines selon la disponibilité de la main-d’oeuvre», indique Bryan Gélinas, porte-parole. Quant aux activités ambulatoires, il est trop tôt pour prévoir la reprise.

Des mesures qui rapportent

Ces bonnes nouvelles découlent directement des mesures imposées au cours des dernières semaines analysent les centres hospitaliers. L’effort des citoyens a porté fruit.

«Le couvre-feu à 20h et le confinement qui venait avec la zone rouge foncé a fait toute la différence», évalue Valérie Lefrançois, de l’IUCPQ, insistant toutefois sur l’importance que la discipline se poursuive encore dans le dernier droit.

«On a bon espoir que pour les prochaines semaines, malgré les commerces qui ouvrent et le couvre-feu repoussé, que les gens vont maintenir les mesures. Je pense que les dernières semaines ont fait peur à beaucoup de gens avec les hospitalisations», croit la porte-parole. 

Situation dans les hôpitaux de Québec 

En date du 4 mai 

  • Hôtel-Dieu  
    • Hors soins intensifs : 0 
    • Soins intensifs : 5  
  • CHUL  
    • Hors soins intensifs : 1 
    • Soins intensifs : 0  
  • Saint-François-d’Assise  
    • Hors soins intensifs : 9 
    • Soins intensifs : 1  
  • IUCPQ  
    • Hors soins intensifs : 19 
    • Soins intensifs : 5  
  • Enfant-Jésus   
    • Hors soins intensifs : 28 
    • Soins intensifs : 10