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Démission de la ministre Proulx: le PQ veut savoir qui a payé pour l’entente à l’amiable

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Le Parti québécois veut savoir si des fonds publics ont servi à payer les frais d’avocat de l'ex-ministre Marie-Eve Proulx dans le cadre d'une entente à l'amiable intervenue au sujet d'une plainte de harcèlement la visant.

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«Si ce sont des fonds de l’État et qu’on a caché tout ça, on est clairement dans un scénario d’étouffer l’affaire pour des fins politiques, et je veux avoir une réponse à cette question-là», a martelé le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, mercredi.

Prise dans un tourbillon d’allégations de harcèlement, Marie-Eve Proulx a démissionné de son poste de ministre, mardi, mais restera au sein du caucus de la Coalition avenir Québec à titre de députée, sous surveillance.

La députée avait notamment fait l'objet de deux plaintes de harcèlement psychologique et de congédiement pour cause de maladie ou d'accident devant le Tribunal administratif du travail. Ce dossier s’est toutefois réglé récemment par une entente hors cour dont les détails sont restés confidentiels.

De son côté, la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a refusé de dire si le premier ministre, François Legault, devrait ou non exclure Marie-Eve Proulx du caucus de son parti.

«Si, au sein de mon caucus, j'avais une personne dans le bureau de laquelle on aurait eu 15 départs, deux plaintes dans un tribunal administratif avec des ententes à l'amiable, d'anciens employés qui viennent porter plainte, je ne voudrais pas avoir cette personne-là au sein de mon caucus, je vous le dis comme ça», a-t-elle toutefois indiqué.

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