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Grand Prix du Canada: une entente qui profite à Bell selon l’opposition

La prolongation du contrat conclue entre les différents paliers de gouvernement et le groupe Formula One (FOG) profitera à l’entreprise de télécommunications Bell, ont estimé, mercredi, les partis d’opposition, ce qui n’est pas la lecture du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, qui aurait voulu prolonger l’entente de plusieurs autres années.

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Lors de l’étude des crédits du ministère de l’Économie et du Travail, M. Fitzgibbon a été longuement questionné sur la pertinence d’avoir prolonger le contrat de la F1 à Montréal pour les années 2030-2031, au coût de 51 millions $ pour les deux paliers de gouvernement, au même moment où Bell achetait le groupe Octane, promoteur de l’événement lors des dernières années.

Le député libéral, Carlos Leitao a affirmé avoir un «très grand malaise» avec le fait de voir «une multinationale avec les reins solides» apparaître soudainement dans le portrait. Selon lui, Bell n’avait pas besoin de l’argent des contribuables québécois pour s’impliquer dans l’aventure.

Mais selon le ministre Fitzgibbon, les bénéficiaires du contrat sont plutôt les paliers de gouvernement - et les bailleurs de fonds, la Ville de Montréal et Tourisme Montréal - et non le promoteur.

«Il s’agit de l’événement le plus important au Canada au niveau touristique. Nous avons des retombées fiscales pour le ministère des Finances de 10,6 millions $. [...] Il y a un impact sur le PIB québécois de 40 à 60 millions $», a-t-il estimé.

D’ailleurs, il regrette de ne pas avoir pu négocier une prolongation de contrat encore plus importante. «Moi, je voulais avoir cinq ou 10 ans», a-t-il lancé en soulignant qu’il y avait un risque de perdre le Grand Prix s’il n’y avait pas eu d’entente.