/finance/homepage

Inflation: «Optimiste vers un retour à la normale tranquillement»

«On peut s’attendre à une inflation cette année qui va dépasser les 3%, mais au-delà de cette année, ce qu’on va voir c’est que l’économie va se normaliser, on va ouvrir le secteur des services, les gens vont rééquilibrer leurs dépenses... donc le plus probable c’est que l’inflation soit forte pour l‘instant, mais retourne à des niveaux que nous avons été habituer», mentionne Martin Coiteux, analyste en chef à la Caisse de dépôt qui était de passage à l’émission «À vos affaires» mercredi.

• À lire aussi: À Wall Street, le Dow Jones termine sur un record, le Nasdaq reperd du terrain

• À lire aussi: La Côte-Nord continue de se vider

• À lire aussi: Grand Prix du Canada: une entente qui profite à Bell selon l’opposition

Le marché immobilier est l’un des secteurs les plus touchés parc cette inflation. Les prix des maisons sont très élevés, mais les taux hypothécaires sont à l‘inverse très bas.

Un des scénarios que certains envisagent est que les Banques augmentent rapidement leur taux directeur pour tenter de maitriser le marché économique.

Par contre, selon cet expert, on ne devrait pas se retrouver soudainement avec des taux élevés.

«Les banques centrales devront probablement augmenter leur taux, mais de manière modérée », souligne Martin Coiteux

Même si son scénario est plutôt positif vers un retour à la vie économique pré-COVID, le spécialiste n’écarte pas complètement une surchauffe de l’économie.

«Il y a toujours la possibilité qu’il y ait une surchauffe de l’économie, ce n’est pas mon scénario de base, ce n’est pas à ce à quoi je m’attends parce que notamment le secteur des services va rouvrir et les consommateurs avec la vaccination vont reprendre des habitudes qui ressemblent à ce qu’on avait avant », indique l’analyste en chef à la Caisse de dépôt.

D’où vient l’inflation des prix 

Selon l’analyste en chef, il y a deux facteurs qui expliquent cette inflation des prix dans les secteurs de l’alimentation, des matières premières et même de l’immobilier.

«L’an dernier à pareille date, les prix étaient déprimés en raison de la pandémie. On se rappellera que les prix du pétrole sont même devenus négatifs. Ces prix-là ce sont renormalisé depuis un an», mentionne Martin Coiteux.

La pandémie a également eu son effet sur le type de dépenses des Québécois.

Puisque les gens ne pouvaient plus dépenser leur argent dans des services, ils se sont tournés massivement vers l’achat de biens.

« Les gens ne peuvent pas consommer des services comme d’habitude, ils ne vont pas aux restaurants, ils ne voyagent pas, ils ne vont pas voir de spectacle, mais les gouvernements les ont aidés avec beaucoup d’aide donc ils dépensent de l’argent en achetant des biens et la demande pour les biens est extrêmement élevée », mentionne-t-il.

***Vous pouvez regarder l’intégrale de son entrevue à l’émission « À vos affaires » du 5 mai avec Pierre-Olivier Zappa ci-dessus***

Dans la même catégorie