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Procès du collectionneur de voitures: une main sur le cœur, mais pas d’agression

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Le propriétaire d’une collection d’automobiles de Thetford Mines admet avoir touché la plaignante sur le cœur, sur le ventre ou dans le dos pour l’encourager et l’inciter à croire en elle, mais réfute tout geste à connotation sexuelle.

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C’était au tour du propriétaire de Tapis Demers, et d’une somptueuse collection de voitures de luxe, de s’exprimer sur les accusations d’agression sexuelle à l’endroit d’une plaignante de 17 ans. Volubile et dans un débit rapide, Roger Demers a raconté la relation qu’il avait développée avec la mère de la plaignante en tant que cliente de son commerce.

Puisque la relation mère-fille était difficile, l’homme de 60 ans aurait proposé un emploi à l’adolescente afin de l’aider. Quatre rencontres ont par la suite eu lieu entre Demers et la présumée victime, entre septembre 2017 et janvier 2018, pour des conseils d’affaires. 

Gestes d’encouragement

Ces rencontres, dont une qui s’est déroulée dans un des six entrepôts contenant les 500 véhicules de Roger Demers, traitaient essentiellement de l’avenir de la jeune fille. « Crois en ton cœur », aurait souvent répété l’homme d’affaires en lui parlant de son avenir. 

Roger Demers a admis lui avoir touché « le cœur », près de l’épaule et au-dessus de la poitrine. Il précise aussi avoir posé une main sur le ventre de l’adolescente en faisant allusion à « ses tripes ». Chaque rencontre se terminait par une accolade, un « câlin ». 

« Je n’ai pas de connotation, c’est un geste pour encourager quelqu’un », affirme l’accusé, assurant avoir ce type de contacts avec les gens qu’il rencontre, notamment avec la mère de la victime. « Je n’ai jamais vu les sous-vêtements de [la victime], jamais », a-t-il aussi affirmé en réfutant un épisode où il aurait été question de la couleur de ceux-ci. 

Contre-interrogatoire

La procureure Valérie Lahaie a entamé une série de questions avant l’ajournement. Elle a rappelé que Roger Demers et sa conjointe ont 27 ans d’écart et que celle-ci avait 17 ans lorsqu’ils ont commencé leur relation. 

Lorsqu’il a été question de l’importance que l’accusé aurait accordée aux vêtements de la plaignante, ce dernier a été formel. « L’habillement n’a pas du tout rapport avec la réussite d’un être humain », s’est-il défendu. Le contre-interrogatoire se poursuit jeudi. 

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