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Québec cherche à légaliser les casinos autochtones sur les réserves

Photo d'archives, Agence QMI

Confronté à des maisons de jeu illégales, parfois liées au crime organisé, le gouvernement Legault étudie la possibilité de légaliser les casinos sur les territoires autochtones. 

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Des discussions en ce sens sont en cours avec les élus de Kahnawake pour légaliser le casino déjà présent depuis 2010.  

Le directeur général du conseil des Abénakis de Wôlinak (près de Bécancour) a aussi fait part de son intérêt, a expliqué le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, lors de l’étude des crédits à Québec, mercredi.  

Comme ailleurs au Canada

«Avec la Sécurité publique, avec les Finances, on va travailler ensemble, on va travailler pour trouver des solutions, parce qu’on sait qu’ailleurs au Canada, il y a des modèles qui fonctionnent. Il y a des modèles qui fonctionnent avec les Premières nations», a confié le ministre en réponse aux questions du député libéral Gregory Kelley. 

Son cabinet cite notamment l’Ontario – où on retrouve trois casinos sur des territoires autochtones – comme un «beau modèle». Dans la province voisine, ces établissements sont gérés conjointement avec la commission du jeu locale, l’équivalent de Loto-Québec ici.  

De tels casinos existent également au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, et versent une part importante de leurs profits aux gouvernements provinciaux.  

Le modèle des Séminoles, en Floride, est également cité comme un exemple intéressant au cabinet de M. Lafrenière.  

Pas avec le crime organisé

Lui-même un ancien policier, Ian Lafrenière insiste toutefois que le projet actuel de casino à Kanesatake est exclu de cette réflexion. Notre Bureau d’enquête révélait récemment que ses investisseurs sont des membres influents des Hells Angels et de la mafia.  

«Kanesatake, on le met dans une classe à part. Parce que, au niveau de la population, il n’y a pas d’acceptabilité. On parle de personnes qui seraient reliées au crime organisé, alors on parle d’un dossier qui serait complètement différent», a dit le ministre en commission parlementaire.  

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