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Un «sentiment d'urgence» est requis pour faciliter l'accès aux vaccins

La chef de l'Organisation mondiale du commerce a exhorté les pays membres à démontrer «un sentiment d'urgence» pour arriver à faciliter l'accès aux vaccins anti-COVID à ceux qui en ont été privés jusqu'à présent.

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«Nous devons faire preuve de ce sentiment d'urgence dans la manière dont nous abordons ce problème de répondre à la COVID-19, parce que le monde nous regarde», a déclaré la directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'une réunion virtuelle du Conseil général de l'organisation, son principal organe de décision.

Ayant pris son poste seulement le 1er mars, Mme Okonjo-Iweala, a fait de l'accès aux vaccins une priorité pour son organisation.

Ses membres sont appelés depuis des mois à lever provisoirement les droits de propriété intellectuelle attachés aux vaccins pour, selon les promoteurs de l'idée - en premier lieu l'Inde et l'Afrique du Sud -, en faciliter la fabrication partout dans le monde et mettre fin à une pénurie qui prive les pays défavorisés.

Ses opposants, dont l'industrie pharmaceutique, jugent que non seulement cela risque de décourager les futurs investissements, mais surtout que les vrais obstacles sont l'accès à la main-d'oeuvre qualifiée, le savoir faire ou encore des régulateurs nationaux capables de garantir la sûreté des produits et processus.

Le porte-parole de l'organisation, Keith Rockwell, a reconnu que les membres restaient très divisés sur la question. Il avait néanmoins trouvé les débats de mercredi «très constructifs», bien plus que lors des précédentes séances.

«Toutes les parties ont le même objectif, qui est d'augmenter la production et d'améliorer l'efficacité et l'équité de la distribution», a-t-il souligné au cours d'un point de presse résumant les débats qui se déroulent à huis clos.

Pour avancer, l'Inde et l'Afrique du Sud se sont engagées à remanier le texte de leur proposition de levée temporaire des brevets, en y incorporant des «compromis», selon M. Rockwell.

La nouvelle mouture pourrait être examinée plus tard en mai avant deux réunions formelles en juin.

Mme Okonjo-Iweala a salué la nouvelle.

«Je suis fermement convaincue qu'une fois que nous pourrons nous asseoir autour de la table avec un texte devant les yeux, nous devrions être en mesure de trouver un moyen pragmatique d'avancer, et acceptable pour toutes les parties», a-t-elle dit.