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Une bouffée d’air frais pour des élèves et des commerçants

Adolescents, enseignants et commerçants ont accueilli comme une bouffée d’air frais les assouplissements qui leur permettront de faire un pas de plus vers un retour à la normale.

L’annonce du retour en classe le 10 mai pour les élèves du secondaire de la grande région de Québec a notamment été saluée par des jeunes heureux de retrouver les bancs d’école.

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« Même si c’est un jour sur deux, ça ressemble à un début de retour à la normale et c’est encourageant », lance Florence Hébert, une élève de troisième secondaire.

Alyssa, 15 ans, espère de son côté que la fin de l’année scolaire pourra se dérouler sans autres chambardements. « J’ai quand même peur qu’on retourne à la maison. Ça commence à être lourd tous les changements », dit-elle.

Éric Pouliot, directeur de l’école secondaire Pointe-Lévy située sur la Rive-Sud de Québec, était de son côté ravi de savoir qu’il reverra ses élèves lundi.

« Ça va soulager beaucoup nos équipes et ça va vraiment nous aider à faire le dernier droit de l’année avec nos élèves. » 

Plusieurs enseignants sont aussi très heureux. L’enseignante de français Annie Lagacé se prépare maintenant à entamer ce « dernier sprint » en espérant que ses élèves n’auront pas pris trop de retard. « J’ai bien hâte de voir », lance-t-elle.

Ruée vers la coiffure

Francine Comtois, qui travaille depuis 30 ans chez Coiffure Rénaldi & Esthétique, a passé une partie de la journée au téléphone pour planifier les rendez-vous de ses clients.

Photo Stevens Leblanc

Francine Comtois, qui travaille depuis 30 ans chez Coiffure Rénaldi & Esthétique, a passé une partie de la journée au téléphone pour planifier les rendez-vous de ses clients.

Un signe que des gens ont le toupet un peu long, les salons de coiffure ont été assaillis d’appels de clients dans les minutes qui ont suivi l’annonce de l’ouverture des commerces non essentiels.

« Ça n’a aucun sens ! J’ai 150 rendez-vous à planifier pour le mois de mai », affirme Valérie Larocque, qui travaille au salon Le local.28, sur le boulevard Henri-Bourassa.

Pendant cette fermeture de cinq semaines, la coiffeuse a reçu plusieurs propositions pour du travail à domicile. « On ne peut pas. Mes clients comprennent », ajoute-t-elle.

Même son de cloche pour Francine Comtois, de Coiffure Rénaldi & Esthétique. 

« Ici, nous sommes tous des travailleurs autonomes. On loue notre chaise. Pas de travail, pas de rentrée d’argent », explique la coiffeuse qui compte 30 ans d’expérience à Cap-Rouge.

Une annonce qui fait plaisir 

« L’école à la maison, je trouve ça vraiment plus dur. Quand je suis à l’écran, ça me paraît deux fois plus long. »

– Mathias Lauzon, 12 ans, élève de première secondaire

« Je ne voulais pas me créer de faux espoirs. Je comprends que ce n’est pas facile pour tous les commerçants de se faire dire chaque semaine que c’est reporté encore. Ça finit par être dur moralement. »

– Hélène Boutin, du Salon Fière Allure

« Au moment de l’annonce, j’étais dans la voiture et mon téléphone s’est mis à vibrer. Ce fut instantané. Depuis la pandémie, on roule une journée sur deux. Techniquement, la semaine prochaine, je travaillerais lundi, mercredi et vendredi. Puis dimanche. On fait des 12 heures. »

– Francine Comtois, Coiffure Rénaldi & Esthétique

« J’ai hâte. On s’attache à nos clients. Pour certains, au fil des années, j’ai suivi leur vie. »

– Valérie Larocque, coiffeuse copropriétaire, Le Local.28