/news/law

Une éducatrice accusée d'agression sexuelle sur un ado veut faire modifier ses conditions

L'éducatrice en service de garde scolaire accusée d'avoir agressé sexuellement un garçon de 12 ans au Lac-Saint-Jean s'est adressée au tribunal mercredi matin pour faire modifier ses conditions.

• À lire aussi: Éducatrice suspendue pour une relation avec un ado

Mélanie Gagnon a été libérée à la suite de son arrestation survenue en mars dernier en attendant la suite des procédures judiciaires.

Elle n'a pas le droit de se trouver en présence de personnes âgées de moins de 16 ans, à l'exception de son enfant.

Elle a demandé à la cour de faire des exceptions pour permettre à son enfant de fréquenter ses amis et de socialiser.

Elle a soumis une liste de huit noms à la direction des poursuites criminelles et pénales.

Sa représentante préférait vérifier auprès des parents de chaque ami avant de se prononcer.

Elle rendra sa décision le 19 mai, en même temps que sera fixée la date de la tenue de l'enquête préliminaire.

Si sa requête est acceptée, l'accusée pourra se trouver en présence de ces mineurs, mais uniquement si un autre adulte est aussi présent.

«Ç’a des impacts majeurs sur la socialisation de son enfant qui vit déjà une situation difficile, a expliqué son avocat, Me Jean-Marc Fradette. Ma cliente a été suspendue de son travail sans solde, son couple a éclaté, donc on souhaite que l'enfant puisse continuer à socialiser correctement et qu'elle ne soit pas punie en raison des fautes alléguées de sa mère.»

L'éducatrice de 35 ans aurait entretenu une relation intime avec la présumée victime entre novembre et décembre 2020.

Les informations divulguées jusqu'à maintenant font état d'accolades, d'embrassades et de sorties en voiture.