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ArcelorMittal: ultimatum du syndicat des Métallos

Le syndicat des Métallos est prêt à mettre à exécution son mandat de grève dès samedi midi si la rencontre de négociation prévue vendredi matin avec ArcelorMittal Mines Canada ne débouche pas sur une entente.

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«La balle est clairement dans le camp de l’employeur. Il sait ce que ça prend», a lancé le coordonnateur du syndicat des Métallos, Nicolas Lapierre, jeudi.

Lors d’une rencontre en présence d’un conciliateur mardi dernier, le comité de négociation syndical représentant 2500 travailleurs de Port-Cartier, Fermont et FireLake a présenté ses exigences pour le renouvellement de la convention collective de ses membres.

Si l’employeur refuse les demandes syndicales, la grève sera déclenchée.

«C’est une proposition qu’on a faite pour régler», a expliqué Nicolas Lapierre, rappelant que la négociation entre les parties dure depuis cinq mois.

«On n’est pas, à proprement dit, en période de négociation. Ça prend ces points-là pour régler et advienne que pourra. On s’assumera de part et d’autre», a-t-il ajouté.

Les travailleurs d’ArcelorMittal ont rejeté massivement l’entente de principe survenue entre les parties lors de votes qui se sont tenus pendant la dernière semaine d’avril. Les membres des cinq sections locales ont voté contre l’entente dans des proportions variant de 81 % à 99 %.

La négociation s’est déroulée dans le contexte où le prix élevé du minerai de fer permet à ArcelorMittal d’enregistrer d’importants revenus.

En fin d’avant-midi jeudi, la porte-parole de la compagnie minière a réagi à l’ultimatum lancé par les Métallos. Par courriel, Annie Paré a indiqué à TVA Nouvelles qu'ArcelorMittal met tout en œuvre pour continuer d’entretenir un climat de travail serein et constructif aux différentes tables de négociation.

«Nous demeurons disposés à poursuivre la négociation avec les représentants syndicaux dans l’objectif d’en venir à une entente négociée entre les deux parties. C’est dans cet esprit que nous participerons à la prochaine rencontre avec le conciliateur [vendredi] à Sept-Îles», a écrit Mme Paré.