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Clinique Galeries Capitale: des vaccins au centre d’achat à Québec

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a inauguré une première jeudi matin en ouvrant une clinique de vaccination aux Galeries de la Capitale. Il s’agira, à la réouverture du centre commercial lundi, du seul site de vaccination en «cohabitation» de Québec, une réalité que souhaite utiliser à son avantage le CIUSSS.

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Profiter du va-et-vient constant dans le centre commercial pour faire la promotion de la vaccination? C’est un peu ce qu’a en tête le CIUSSS en installant ses pénates dans l’ancien local de la boutique Clément, aux Galeries de la Capitale.

«Quand les centres commerciaux vont ouvrir, les gens vont voir qu’il y a un centre de vaccination, ça va rappeler de prendre rendez-vous et on en serait bien content», explique la directrice régionale de la vaccination, Patricia McKinnon, assurant que le tout sera sécuritaire.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

«On aura peut-être du réajustement à faire, mais comme il va y avoir un grande proximité, ça donnera un intérêt aux gens de prendre leur rendez-vous».

Pour l’instant, 300 vaccins quotidiens seront administrés dans cette nouvelle clinique, mais on s’attend à rapidement doubler ce nombre en passant à deux quarts de travail par jour. À terme, le CIUSSS envisage une capacité de 4000 doses par semaine sur ce site, son 9e.

Pour l’instant, les trois premières journées de rendez-vous sont complètes, mais des plages supplémentaires seront ouvertes pour ce dimanche.

Interventions ciblées à venir

La réponse de la population au vaccin demeure excellente dans la région à mesure que l’on ouvre de nouvelles tranches d’âge. Pour atteindre la cible de 75%, il reste environ 1000 personnes de 45 à 49 ans à prendre un rendez-vous et environ 3000 chez les 40 à 44 ans.

«Ce n’est vraiment pas beaucoup. Ils seraient capables de se faire vacciner dès en fin de semaine», rappelle Mme McKinnon avec l’ouverture de la nouvelle clinique.

Et comme la réponse est bonne dans tous les groupes d’âge jusqu’à maintenant, le CIUSSS s’affairera sous peu à cibler plus précisément ses interventions pour faciliter l’accès aux vaccins aux gens plus durs à rejoindre. Une analyse complète de la couverture vaccinale sera menée.

«Ça va permettre de voir quelles actions spécifiques on doit mettre en place en fonction des groupes d’âge à cibler. Ou même des lieux particuliers parce qu’on pourra faire une triangulation des secteurs où l’activité vaccinale est moins forte», précise Patricia McKinnon.

Rien n’est exclu pour rejoindre le plus de gens possible assure le CIUSSS.

«On va s’adapter. Du sans rendez-vous? Probablement. [...] Et si on se rend contre que les jeunes répondent moins bien, qu’est-ce qui nous empêcherait de faire de la vaccination de nuit pour capter les derniers qui veillent un peu tard», fait remarquer la gestionnaire.

Une vaccination qui fonctionne

Le CIUSSS a également dévoilé jeudi les résultats d’une recherche à l’interne démontrant l’impact de la couverture vaccinale sur la transmission de la maladie. Selon cette analyse, on remarque que

«On voit clairement que les personnes de 60 ans et plus, qui avaient été vaccinées, ont été majoritairement épargnées par la troisième vague et que les groupes d’âge qui n’avaient pas reçu le vaccin ont été beaucoup plus touchés», explique Mélanie Otis, porte-parole du CIUSSS, précisant que les groupes d’âges touchés lors des deux premières vagues et la troisième s’étaient «carrément inversés».

Les taux d’attaque du virus présentés par le CIUSSS jeudi sont proportionnellement liés à la couverture vaccinale dans la région. Les groupes d’âge vaccinés à plus de 70% ne dépassent en aucun temps les 600 cas par 100 000 habitants, alors que les groupes sous la barre des 20% de couverture vaccinale dépassent tous le ratio de 1000 cas de COVID-19 par 100 000 personnes.

«Ça démontre que plus un groupe d’âge est vacciné, moins il va être atteint par la COVID-19. Et si une petite proportion l’attrape, l’impact de la maladie sera moindre chez elle», se réjouit Patricia McKinnon.