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De «fortes hausses» pour les prix des propriétés à Montréal d’ici la fin de l’année ?

Les propriétés vont enregistrer de «fortes hausses» de prix d’ici la fin de l’année à Montréal en raison d’un faible inventaire.

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C’est ce qu’a indiqué jeudi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) en dévoilant son rapport Perspectives du marché de l’habitation (PMH), qui se penche sur les trois prochaines années.

Dans la métropole, «le faible nombre de logements disponibles sur le marché continuera de favoriser la construction de nouvelles habitations, mais limitera le nombre de transactions sur le marché de la revente», a indiqué l’analyste principal Francis Cortellino de la SCHL.

La SCHL indique que les ventes enregistrées sur la plateforme Centris vont se stabiliser au niveau de l’an dernier ou, au mieux, connaître une légère hausse. 

Quant aux conditions de marché, elles «continueront de favoriser fortement les vendeurs dans la métropole en 2021, ce qui entraînera encore de fortes hausses de prix».

À Québec, la construction résidentielle va diminuer cette année alors qu’on anticipe une chute des mises en chantier des logements locatifs.

«Le niveau de construction résidentielle connaîtra un recul modéré, en raison d’une baisse des mises en chantier de logements locatifs, a indiqué Nathan R. Lea, analyste principal de la SCHL. 

Par ailleurs, la résilience du marché de l’emploi devrait continuer de soutenir un niveau relativement élevé de ventes cette année, mais dans une moindre mesure qu’en 2020.»

La SCHL croit que «les conditions de marché demeureront favorables aux vendeurs dans la région de Québec et la croissance des prix restera soutenue» cette année.

À l’échelle canadienne, les ventes et la croissance des prix des propriétés vont diminuer d’ici 2023, après avoir atteint des «niveaux insoutenables» l’an dernier.

«La COVID-19 a eu des répercussions sans précédent sur les centres urbains du Canada. Tandis que certains secteurs de l’économie ont eu du mal à s’adapter aux conditions de la pandémie, l’activité sur le marché de l’habitation a été vigoureuse et quelque peu déconnectée de la conjoncture globale de l’économie et du marché du travail dans beaucoup de centres», a indiqué Bob Dugan, économiste en chef de la SCHL.

«On s’attend à ce que la conjoncture économique retrouve sa trajectoire d’avant la pandémie d’ici la fin de 2023 si l’immunité collective contre la COVID-19 est atteinte avant la fin de 2021, a-t-il enchaîné. Cette prévision s’applique au rythme des ventes et de croissance des prix sur le marché de l’habitation, qui devrait selon nous diminuer durant la même période par rapport aux sommets atteints en 2020. Cependant, d’importants risques pèsent toujours sur la trajectoire, le calendrier et la pérennité de la reprise.»

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