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La capacité financière d’acquérir une propriété recule au pays

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Joël Lemay / Agence QMI

Il est de plus en plus difficile d’acquérir une propriété au pays, une tendance confirmée par le plus récent Indice d’abordabilité Desjardins.

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Selon les données dévoilées jeudi, la capacité financière des ménages canadiens pour acquérir une propriété «s’est détériorée» à l’échelle du pays et dans toutes les régions métropolitaines pendant le premier trimestre 2021.

L’Indice d’abordabilité Desjardins a varié à la baisse de 0,9 % au Québec, mais c’est beaucoup moins sévère comme recul par rapport à l'Ontario (-8,8 % à 87,3) et au Canada (-11,2 % à 102,4). 

C’est la hausse des revenus des ménages après impôts dans la Belle Province qui explique la nette différence avec l’Ontario et le reste du pays, selon l’institution financière.

À Montréal, l’indice a reculé de 1,2 % pour atteindre 126,8. Desjardins place la métropole dans la catégorie «à surveiller» contrairement à toutes les autres agglomérations québécoises observées. 

Il faut mettre en perspective que le revenu moyen des ménages après impôts a grimpé de 0,9 % dans la région métropolitaine, atteignant 78 463 $ et le prix de vente moyen s’est haussé de 2,7 % à 466 106 $. Quant aux coûts de possession, ils ont augmenté de 2,1 %, à 25 371 $.

Dans les autres régions, l’Indice d’abordabilité Desjardins a varié à la baisse à Sherbrooke (-8,9 % à 160,6), à Trois-Rivières (-4,3 % à 203,5), à Saguenay (-3,0 % à 229,2) et à Québec (-1,5 % à 175,2).

L’économiste senior de Desjardins Chantal Routhier a écrit dans une note «que l’activité résidentielle a fortement rebondi à partir de juin 2020 et que depuis la croissance s’est poursuivie à un rythme effréné à travers le pays».

Selon elle, cette situation «a permis de soutenir l’appréciation du prix de vente moyen d’une propriété à de très haut niveaux dans de nombreuses RMR, entraînant même de la surenchère à plusieurs endroits. L’offre peu abondante sur le marché en regard de la forte demande a aussi joué un rôle important. Toutefois, la faiblesse historique des taux hypothécaires a permis de limiter la contraction de l’Indice d’abordabilité Desjardins (IAD)».

Chantal Routhier rappelle que la Banque du Canada va normaliser sous peu sa politique monétaire, ce qui signifie qu’il «faut s’attendre à une hausse des taux hypothécaires dans les prochains trimestres», a-t-elle mis en perspective.

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