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La COVID longue: le long chemin de la réadaptation

Un mois de coma, un mois aux soins intensif, deux mois de plus à l'hôpital... La COVID-19 a cogné dur et la route de la convalescence s'annonce longue pour Denis Charest.

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L'homme de 47 ans a contracté la COVID longue et vient de sortir de l'hôpital. Il est maintenant hébergé au Centre de réadaptation Interval, à Trois-Rivières. Il lui faudra compter des semaines, voire des mois avant de se remettre de l'épreuve qu'il vient de traverser.

Yanick Maltais a aussi contracté la COVID longue. Si elle a pu éviter l'hospitalisation, la Trifluvienne de 49 ans est devenue asthmatique et n'entrevoit pas d'amélioration de son état, à court ou à moyen terme.

En plus de devoir vivre avec des séquelles de la maladie, qui seront peut-être permanentes, les deux malades ont en commun de se questionner sur la motivation des opposants aux mesures sanitaires. «Ça me fâche de voir à quel point les gens peuvent être inconscients», a laissé tomber Mme Maltais, le souffle court, lorsque l'équipe de TVA Nouvelles l'a rencontrée.

«J'ai entendu tellement de familles pleurer rien que d'en parler, j'ai le motton. Je sympathise tellement avec eux autres. C'est assez touchant de voir le monde rentrer, puis les personnes ne sortent pas... C'est leur famille qui arrive et qui pleure... À 11 h le soir, entendre une famille pleurer... ça fait mal. Quand j'entends que 30 000 personnes manifestent contre les mesures sanitaires, je ne comprends pas ça», a déclaré Denis Charest, la gorge nouée.

Les études manquent pour bien comprendre la COVID longue. Mais selon l'Organisation mondiale de la santé, environ 10 % des personnes atteintes de la COVID-19 éprouvent des symptômes qui persistent au-delà de trois mois.