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Labeaume est le «Cole Caufield de la politique» dit Legault

Pendant 13 ans, Régis Labeaume a su briller tel un «Cole Caufield de la politique», a souligné le premier ministre François Legault, alors que les hommages continuent à pleuvoir au lendemain de l’annonce du départ du maire de Québec.   

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«C'est un peu le Cole Caufield de la politique dans le fond», a déclaré en point de presse le chef du gouvernement, en comparant M. Labeaume au jeune joueur du Canadien qui fait sensation actuellement auprès de ses partisans. 

Rappelons qu’en 2007, l’arrivée de Régis Labeaume à l’hôtel de ville, suivie du succès des fêtes du 400e avaient ramené un climat de fierté à Québec, après plusieurs années de morosité. 

«Régis, c'était un personnage, un homme très intelligent», a dit le premier ministre, en faisant valoir le «charisme» et le «leadership» dont il a fait preuve depuis son arrivée à la mairie de Québec.  

«Régis a marqué le paysage à Québec. Dans notre capitale nationale, quatre mandats, plus de 13 ans (à la mairie)... En tout cas, moi, ça m'inspire.», a lancé le chef caquiste.  

Sur un ton plus taquin, M. Legault a souligné le côté « pugnace » du maire Labeaume.  

«Il aimait ça se battre. On l'a vu encore avec le tracé du tramway. [...] Il était facile à faire fâcher!»  

Le ton a d’ailleurs vite monté, lors de la dernière rencontre entre les deux hommes concernant le projet de réseau structurant, le mois dernier.  

«J'ai commencé la rencontre en lui disant : Régis, c'est bien long partir ton tramway! Qu'est-ce que tu attends? Évidemment, il s'est fâché pour me dire que c'était de ma faute si ça n'avançait pas.» 

Le tramway sur les rails pour y rester  

L’affaire étant maintenant réglée, l’appel de propositions étant lancé par la Ville de Québec, le premier ministre considère que le projet de tramway est sur les rails pour y rester, même si certains adversaires du maire veulent faire marche arrière.  

Idem pour la cheffe libérale, Dominique Anglade, qui ne croit pas à une réelle menace pour la réalisation du projet.  

«Moi, je vais être résolument optimiste par rapport au projet de tramway. Je pense qu'il y a toutes les raisons de croire qu'on va aller de l'avant avec ce projet-là. En tout cas, nous, on sera là pour le défendre. [...] Tout a été mis en place pour sa réalisation.» 

La cheffe libérale en a elle aussi profité pour rendre hommage à M. Labeaume, en soulignant « l’authenticité » et la « profondeur » du personnage.

Héritage  

La vice-première ministre et ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, est également revenue sur l’héritage que laissera Régis Labeaume derrière lui lorsqu’il quittera en novembre prochain. 

«Quoi qu'on pense de lui, de certains projets puis tout ça, c'est quelqu'un qui était complètement dévoué à la ville de Québec, qui connaît la ville de Québec de fond en comble, qui a mené des grands, des gros dossiers», a dit Mme Guilbault. 

«Même avant le tramway, il a fait des grandes choses, a-t-elle continué. Le 400e, c'est lui qui était là. Le Centre Vidéotron... Bon, il n'aura peut-être pas vécu l'éventuel retour des Nordiques comme maire, mais il va le vivre comme citoyen peut-être un jour.» 

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