/finance/homepage

L’aéroport de St-Hubert souhaite offrir des vols internationaux

L'aéroport de Saint-Hubert veut devenir une plaque tournante pour les transporteurs aériens qui offrent des vols à rabais.

• À lire aussi: Des cas de COVID-19 liés à un hôtel pour la quarantaine à Toronto

• À lire aussi: Aéroport de Québec: «Plus brutale que le pire des scénarios envisagés»

• À lire aussi: Coincé par la douane à l'aéroport de New York avec 35 pinsons vivants sur lui

L'objectif est d’éviter que les Québécois se rendre à Plattsburgh ou à Burlington aux États-Unis pour voyager à petit prix après la pandémie. 

Par contre, pour réaliser cet ambitieux projet, l'aéroport demande le soutien des gouvernements pour permettre une expansion de ses activités. 

«La piste principale est complètement neuve. Elle a été remise à neuf par le gouvernement fédéral il y a seulement trois ans. On a une tour de contrôle; on a vraiment toutes les infrastructures nécessaires. On a beaucoup de terrains, comme vous le voyez, pour construire les infrastructures, une aérogare, des stationnements. Il y a tout ce qu'il faut à Saint-Hubert. C'est proche de l'autoroute 30, c'est proche de la route 116. C'est plus proche du centre-ville qu'à l'aéroport Trudeau», mentionne Charles Vaillancourt, président du conseil de l’aéroport.

Pour l'instant, c'est l'aéroport Montréal-Trudeau qui a le monopole des vols vers l'international au Québec. L’aéroport aurait besoin de l’aide du gouvernement pour changer cette offre de service. La directrice de l’aéroport de Saint-Hubert, Jane Foyle croit plutôt que la compétition est avec les autres aéroports canadiens et ceux qui sont au sud de la frontière.

L’avantage de St-Hubert, selon elle, se retrouve dans les frais beaucoup plus abordables.

«Les frais d'atterrissage sont une fraction de ce qu'ils sont à Trudeau. Et aussi pour les passagers, le stationnement à Trudeau coûte entre 150 et 300 dollars par semaine. Ici, le stationnement est gratuit présentement. Il y a des frais d'amélioration aéroportuaire à Trudeau pour payer les immenses installations qu'ils ont de 35 dollars par passager. Ici, on n'en a pas encore. Il y a beaucoup d'avantages économiques à l'aéroport de Saint-Hubert.», souligne Jane Foyle.

L’aspect géographique penche aussi dans la balance selon ce commandant de bord chez Pascan aviation

«De par sa position en banlieue de Montréal, on a beaucoup moins de trafic au sol. C'est beaucoup plus opérationnel, si je peux dire. Donc, le temps au sol avant de décoller, quand on revient le soir, c'est beaucoup plus rapide », mentionne Éric Pinard.