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Les employés de la fonction publique très déçus par le gouvernement

Simon Clark/Agence QMI

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a rapidement balayé du revers de la main une nouvelle offre du gouvernement provincial, se disant très déçu du traitement que leur réserve Québec.

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Le SFPQ tenait jeudi après-midi une nouvelle réunion avec le premier ministre François Legault et la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, dans l’espoir d’en arriver à un renouvellement des conventions collectives.

Le gouvernement serait resté ferme sur son offre de 5 % d’augmentations de salaire sur trois ans.

Le syndicat a déploré le fait que leurs interlocuteurs soient «déconnectés du marché du travail» et qu’il y a déjà un important retard dans les conditions de travail des employés de la fonction publique, particulièrement les ouvriers.

«Pour monsieur Legault, le personnel de la fonction publique ne mérite pas d'obtenir des conditions de travail justes avec les autres groupes de travailleuses et travailleurs de l'État québécois. Encore une fois, nos membres ressentent du mépris de la part de ce gouvernement», a indiqué par voie de communiqué Christian Daigle, président général du SFPQ.

Les représentants des employés continueront à négocier de bonne foi, mais ont aussi exigé le respect. Ils disent refuser l’excuse du gouvernement comme quoi la marge de manœuvre est mince au niveau des finances publiques.

«Nos membres sont les petits salariés du secteur public qui offrent des services publics de grande qualité dans toute la province. Pour la plupart, ils gagnent moins que le 56 000 $ annuel que monsieur Legault annonce publiquement comme étant l'objectif de création d'emploi pour le Québec», a exposé M. Daigle.

Pour ces négociations, le SFPQ représente les intérêts de 26 000 employés de la fonction publique et de 4000 ouvriers.