/news/politics

Retour des examens ministériels pour la prochaine année scolaire

Les examens ministériels seront de retour pour la prochaine année scolaire, mais leur poids sera moindre sur la note finale. 

• À lire aussi: Deux doses pour les 12 à 17 ans avant la rentrée scolaire

«L’an prochain ne sera pas une année normale encore», a prévenu jeudi le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.  

Les examens ministériels obligatoires seront donc réintroduits, mais leur impact sur le bulletin des élèves sera ajusté à la baisse. Leur pondération sera de 10%, alors qu'elle est habituellement de 20%. Même chose pour les épreuves uniques de 4e et 5e secondaire, dont la pondération sera également ajustée, à 20% au lieu de 50%.  

Comme c’est le cas cette année, les écoliers du primaire et les adolescents du secondaire n’auront que deux bulletins en 2021-2022. Les parents recevront toutefois, à la mi-étape, des communications les informant de la progression scolaire de leur enfant.  

«C’est un retour graduel à la normale», a insisté le ministre Roberge, qui a détaillé 110 millions de dollars en mesures pour la réussite scolaire des petits Québécois.

Il s’est dit «pleinement conscient» du fait que certains élèves ont eu beaucoup moins de jours d’apprentissage en présence que d’autres cette année et «que tous les savoirs n’ont pas pu être vus dans toutes les classes».  

Ainsi, comme c’était déjà annoncé, le programme de tutorat pour les élèves qui éprouvent des difficultés en raison de l’épidémie de COVID-19 se poursuivra l’an prochain. Comme Le Journal l’a révélé plus tôt cette semaine, près d’un jeune sur cinq aura eu recours à ce service d’aide en cette année pandémique. Il sera également offert aux étudiants inscrits dans les centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle.  

Camps pédagogiques   

Le gouvernement a également conclu avec le Réseau québécois pour la réussite éducative un partenariat de deux ans pour la mise en place de camps pédagogiques pendant la période estivale. 

«Le recul estival des acquis, c’est un phénomène bien connu», a fait valoir la présidente, Andrée Mayer-Périard. Il était toutefois impossible, jeudi, de savoir combien de jeunes pourraient profiter de ce rattrapage durant l’été.

Ce plan de match pour aider les élèves à rattraper le retard causé par la pandémie a été accueilli plutôt favorablement dans le milieu de l’éducation. 

Les directions d’école estiment que ces mesures devraient permettre un réel rattrapage, à condition de se laisser le temps nécessaire pour y arriver. 

La Fédération des comités de parents voit dans ce plan de match «plusieurs bons éléments», même si le déploiement des camps pédagogiques cet été demeure «nébuleux», déplore son président, Kévin Roy. 

Dans les rangs des profs, la Fédération des syndicats de l’enseignement considère qu’il s’agit d’«un pas dans la bonne direction» même s’il reste encore du travail à faire». 

– Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens