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Valery Fabrikant encore débouté

Valery Fabrikant

Photo Archives / Agence QMI

Le tristement célèbre professeur de Concordia qui a abattu quatre collègues à l’université en 1992 a de nouveau échoué dans sa tentative d’obtenir une libération conditionnelle. 

«La Commission des libérations conditionnelles du Canada [CLCC] a considéré que, malgré quelques progrès, vous n’avez pas les outils pour retourner dans la communauté. Elle a agi de façon raisonnable», a tranché la division d’appel de la CLCC dans une décision rendue il y a quelques jours déboutant Valery Fabrikant.

Fabrikant, maintenant âgé de 81 ans, est un ancien enseignant de génie mécanique à l’Université Concordia. Il y avait développé, à l'endroit de collègues, une haine qui a culminé le 24 août 1992, lorsqu'il s’est présenté armé sur son lieu de travail afin d’abattre quatre d'entre eux.

Il avait ensuite pris en otage un professeur et un agent de sécurité, mais la police avait réussi à l’arrêter. À la suite de son procès, Fabrikant a été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Et même s’il lui est possible de demander cette libération depuis maintenant plusieurs années, il est toujours trop dangereux pour qu'on la lui accorde, selon la CLCC. Sa déclaration suivant laquelle «aucune personne innocente n’a été blessée» a d’ailleurs fait sourciller les commissaires qui avaient rejeté sa demande.

Fabrikant, connu pour avoir multiplié les recours au point d’être déclaré plaideur quérulent, avait fait appel de la décision rendue en décembre dernier. Il reprochait à la CLCC un biais négatif à son encontre et soutenait que les évaluations dont il avait fait l'objet étaient inadéquates.

Or les arguments de Fabrikant ont été déboutés dans une décision de cinq pages, si bien qu’il peut oublier toute possibilité d'être remis en liberté pour encore plusieurs mois, jusqu’à ce qu’il soit autorisé à faire une nouvelle demande.