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Départ de Régis Labeaume: des noms circulent déjà pour la mairie de Québec

Au lendemain de l’annonce du départ de Régis Labeaume, on s’active déjà en coulisses pour le remplacer et les noms de Sam Hamad et de Marie-Josée Savard circulent abondamment.

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Pour la première fois depuis l’élection de 2007, le nom de Régis Labeaume ne sera pas sur les bulletins de vote cet automne. Cela ouvre la porte à des candidatures qui pourraient venir de l’extérieur ou de l’intérieur même du parti du maire, Équipe Labeaume, qui devra changer de nom par la force des choses.

Selon nos informations, le maire aurait choisi le ou la candidate pour lui succéder à la tête de son parti depuis plusieurs mois.

De son côté, l’ancien ministre libéral Sam Hamad confirme au Journal avoir reçu beaucoup de sollicitations depuis mercredi. «J’ai reçu beaucoup d’appuis et ça me fait plaisir. Je trouve ça flatteur que les gens m’encouragent», s’est limité à dire l’ancien politicien, joint au téléphone.

Moins connue du grand public, la conseillère municipale Marie-Josée Savard figure aussi parmi les candidats potentiels. 

Celle qui agit depuis quatre ans comme vice-présidente du comité exécutif et comme bras droit de Régis Labeaume a cependant été quelque peu effacée lors du mandat actuel. 

Déficit de notoriété  

Philippe Dubois, doctorant en science politique et chercheur à l’Université Laval, estime qu’une éventuelle candidature de Mme Savard comme cheffe du parti du maire sortant serait «un gros défi de relations publiques». 

D’après lui, la vice-présidente du comité exécutif «est compétente. Elle a l’expérience. Mais il y a clairement un déficit de notoriété important». 

L’autre vice-président, Rémy Normand, occupe un poste qui l’a souvent catapulté au-devant de l’actualité, comme président du Réseau de transport de la capitale. Il n’a pas encore précisé ses intentions pour son avenir politique. Mercredi, interrogé sur ce sujet, il a éludé la question.

Pas de candidats flamboyants  

Plusieurs observateurs interrogés par Le Journal ont pointé que l’équipe actuelle de conseillers municipaux d’Équipe Labeaume ne compte pas de candidats flamboyants.

L’ancienne vice-présidente du comité exécutif Julie Lemieux, qui s’est retirée de la politique en 2017, revient aussi dans les discussions. Elle est maintenant présidente d’Opération Enfant Soleil. Elle dit avoir reçu plusieurs messages, même de parfaits inconnus, qui aimeraient la voir sauter dans la mêlée. «Je ne dis pas que la politique, un jour, je n’y reviendrai pas. Mais pas cette année», a-t-elle confié mercredi.

Incertain  

Selon Philippe Dubois, l’élection générale municipale de novembre est «la plus incertaine pour la composition du conseil depuis celle de 2005». 

Une reconfiguration totale du paysage politique n’est pas exclue et des luttes à trois ou à quatre peuvent survenir dans plusieurs districts, croit-il. «Le départ de Régis Labeaume avantage très clairement Bruno Marchand et Jean-François Gosselin. C’est les deux principaux candidats qui vont en bénéficier. Ils ont le marché électoral le plus potentiel à aller chercher». 

Et il reste toujours la possibilité qu’un candidat surgisse dans les prochaines semaines et vienne brouiller les cartes.

—Avec la collaboration de Taïeb Moalla