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La Gaspésie veut contrer la crise du logement

Nelson Sergerie / AGENCE QMI

Aux prises avec une crise du logement majeure, les élus de la Gaspésie mettent sur la table 1 million $ pour susciter l’intérêt des promoteurs.

Premier constat : des municipalités comme Carleton-sur-Mer, Chandler, Maria ou Percé ont un taux d’inoccupation de 0 %. À Gaspé, le maire, Daniel Côté, estime qu’il manque entre 200 et 300 logements pour répondre aux besoins dans la plus importante ville gaspésienne avec ses 15 000 citoyens. Et ce, malgré la mise en place en décembre 2019 d’incitatifs comme un congé de taxes sur cinq ans pour tout nouvel édifice à logements.

Par ailleurs, une étude d’un centre de recherche régional - le CIRADD - soutient que le coût par porte d’une nouvelle construction en Gaspésie serait de 20 000 $ à 25 000 $ plus élevé qu’ailleurs au Québec. Le manque de main-d’œuvre et l’amortissement des investissements sont des enjeux nuisant à la construction.

«On devait avoir cette étude de marché afin de convaincre des investisseurs privés. Il y a un besoin et il y a des opportunités d’affaires dans la région», affirme la présidente du Regroupement des MRC de la Gaspésie, Nadia Minassian.

La façon d’utiliser le million de dollars débloqué est sous analyse, car le cadre légal au Québec est strict pour de telles offres.

«On a demandé un avis juridique pour être sûr qu’on intervient de la bonne matière: [avec] une subvention à la porte ou une aide aux municipalités pour les investisseurs privés qui voudraient créer de nouveaux logements», cite en exemple celle qui est aussi préfète de la MRC du Rocher-Percé.

Les élus ont toujours affirmé que le manque de logements est un frein au développement économique de la Gaspésie.

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