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La grande patronne d’Hydro-Québec tannée des attaques vicieuses des pétrolières

GEN-Nouvel éclairage sur l'édifice d'Hydro Québec

Photo d'archives, Agence QMI

Dans sa quête de nouveaux marchés aux États-Unis, comme le Massachusetts, le Maine ou l’État de New York, Hydro-Québec fait face aux attaques de l’industrie pétrolière. « Mais ma patience achève », a averti Sophie Brochu, le feu dans les yeux.

« Hydro Québec, c’est une maison élégante. Mais, j’ai retenu mes équipes, parce qu’on disait, il faut prendre les mêmes mesures... À la limite, il faut presque être sales avec des gens qui le sont », a-t-elle lancé comme avertissement lors de l’étude des crédits à Québec.

C’est qu’avec l’arrivée du nouveau président américain Joe Biden, il y a un appétit pour l’électricité québécoise. Hydro-Québec est bien positionnée dans les États du Nord-Est vers des marchés prometteurs comme Boston ou New York.

« Hydro-Québec est arrivée avec une offre concurrentielle, verte, fiable, tout le temps. Nous sommes devenus une cible pour certaines entreprises qui produisent de l’électricité avec des énergies fossiles. Et depuis, ces entreprises n’ont de cesse d’attaquer Hydro-Québec », a-t-elle relaté.

Référendum 

Selon elle, l’industrie pétrolière mène une campagne tambour battant, notamment au Maine, séduisant politiciens et élus locaux. « Ils ont payé 35 $ de l’heure des gens afin d’aller récolter des signatures pour la tenue d’un référendum [contre le projet d’Hydro-Québec] ».

Mme Brochu s’est même étonnée qu’une de ces entreprises qui jouent « sale », Calpine, ait de gros actionnaires comme des fonds de pension au Canada.

La patronne d’Hydro croit que le chemin sera tout aussi ardu dans l’État de New York. « Nous allons soumettre une proposition au cours des prochaines semaines. Si d’aventure nous sommes sélectionnés, nous serons la cible des attaques de l’industrie ».